Archive - November 2005

Google devrait se méfier …

[ Patrick ] Google lance jour après jour des nouveaux services en ligne gratuits, basés uniquement sur de la publicité. Alors qu’il démontre que son modèle économique est viable, je me demande si ce n’est pas aussi son point faible.

En effet, le modèle économique de Google s’avère être magique : en tant que leader incontesté de la recherche, il lui suffit de lancer un nouveau service en ligne pour engranger des revenus publicitaires supplémentaires qui lui permettront de financer le développement de nouveaux services, eux-mêmes source de nouveaux revenus publicitaires … et ainsi de suite. Google est ainsi devenu la plus grande régie publicitaire en ligne du monde. Il suffit d’ailleurs d’analyser la structure de leur chiffre d’affaires pour en être convaincu :
- 99 % de leurs revenus proviennent de la publicité,
- leur marge brute est de plus de 60%,
- plus de 40 % de leurs revenus proviennent de la publicité réalisée sur d’autres sites que ceux de Google.

Rappelons que ce n’est qu’au lancement des “Adwords” en 2001, que Google trouve réellement son modèle économique. Presque par hasard, Google introduit les liens sponsorisés exclusivement au “pay per clic” sur son moteur de recherche en copiant le concept d’Overture. Yahoo qui rachète Overture intente alors un procès à Google. En 2004, juste avant son introduction en bourse, Google cède à Yahoo 2,7 millions d’actions (valorisés à 250 millions de $) pour clôturer le litige.

Finalement, l’innovation, voire le génie (peut-être sans le savoir) de Google réside dans le programme Adsense qui a permis d’élargir le concept aux autres sites. Cela représente aujourd’hui plus de 40 % de leurs revenus et leur a permis de faire plus de 100% de croissance en 2005 par rapport à 2004. Et c’est en cela que j’affirme que Google est une régie publicitaire avant tout, conforté par le fait que Google vend également de la publicité pour les magazines off-line via la régie “Google Publications” depuis septembre 2005.
.
Mais voilà que Google fait des émules ! Ce mois-ci, Bill Gates et Ray Ozzie, le nouveau directeur technique de Microsoft, ex-fondateur de Groove, viennent de publier un mémo historique: Microsoft 2.0. Ils déclarent que Microsoft se trouve à une étape charnière de son développement et qu’ils envisagent de proposer gratuitement des logiciels sous forme de services en ligne financés par de la publicité. C’est donc autour de Windows Live et Office Live que se jouera une partie de leur avenir …
Pour le 1er éditeur mondial de logiciels qu’est Microsoft, la mise à disposition d’applications en ligne financées par de la publicité s’inscrit naturellement dans sa stratégie. Que Bill Gates et Ray Ozzie l’annoncent, certes avec un peu retard, est cohérent. Et ils ont les moyens de leurs ambitions pour s’imposer sur ce marché ! … Imaginons la puissance des services en ligne tels qu’Hotmail, Messenger et les futurs à venir synchronisés avec votre système d’exploitation ou vos logiciels de bureautique. Word, Excel en ligne… Voilà ce que nous prépare Microsoft. Gratuit pour tous. Avec de la pub. Microsoft s’inspire donc du succès de Google et l’adapte à sa stratégie. D’ailleurs, Microsoft a annoncé récemment le lancement de sa propre régie publicitaire en ligne avec MSN Adcenter.

Google n’est pas seulement dans le collimateur de Microsoft. Même si Google gère aujourd’hui 40 % des dépenses mondiales de la publicité en ligne, Yahoo n’en est pas moins son premier rival dans ce secteur. Overture est devenu « Yahoo! Search Marketing » aux Etats-Unis en mars 2005, pour les offres de liens sponsorisés et de soumission payante, proposant un guichet unique de solutions de Search Marketing. Puis Yahoo a étendu son service aux éditeurs de contenu pour concurrencer Adsense. Yahoo a le modèle économique le plus proche de Google. Bien que ses revenus ne proviennent pas uniquement de la publicité mais également de la vente de services “premiums” tel que Yahoo mail. Tandis que les services en ligne lancés par Google sont 100% gratuits et ne possèdent pas encore de version “premium” payante.

Pour toutes ses raisons, et contrairement à beaucoup d’autres, je ne vois pas en Google le challenger de Microsoft. Au contraire, Yahoo et Microsoft viennent justement marcher sur les plates-bandes de Google. Alors que le modèle économique de Google ne repose que sur la publicité, ils se préparent à lui prendre une part de son gâteau.

Alors, à votre avis, de qui Google devrait se méfier le plus ? Microsoft ou Yahoo ?

[ Olivier ] Pour une fois, Patrick et moi sommes au diapason. Google commence à énerver par sa réussite insolente, et forcément attire les convoitises. Cependant, Google a bien peu de chance de se relever si jamais un géant tel que Microsoft décide de s’énerver. Jusqu’à présent, Microsoft a toujours regardé avec amusement Google, un peu comme un père regarde jouer son fils dans le bac à sable. Mais les rumeurs persistantes d’un système d’exploitation Google, ou encore, suite à l’alliance avec Sun, les rumeurs concernant le développement d’une suite bureautique en ligne, apparemment, cela énerve Microsoft: après tout, nous savons tous qu’il n’y a pas de fumée sans feu non? Google devrait se méfier, car il a mis les pieds dans le plat!

Et si Microsoft sort de sa torpeur qu’est ce que cela peut donner? Microsoft a de nombreuses fois démontré qu’il est capable d’abattre un concurrent, avec une arme extrêmement basique mais tellement puissante: le cash. Microsoft dispose de montagnes d’argent (même l’oncle Picsou n’a jamais imaginé de telles montagnes :-)), et peut donc se permettre de lancer pratiquement n’importe quel service à un prix défiant toute concurrence: entièrement gratuit! C’est ce qu’il a fait avec Internet Explorer (au détriment de Netscape Explorer), avec Windows Media Player (au détriment de Real Networks), et c’est ce qu’il s’apprête à faire au niveau des systèmes d’antivirus/antispyware (au détriment de Symantec?). C’est une stratégie que Microsoft connaît bien et qui a déjà fait ses preuves.
Et si demain, Microsoft appliquait le même type de stratégie, mais cette fois ci dans le monde du service en ligne: qu’est ce qui empêche Microsoft de lancer de nouveaux services en ligne, entièrement gratuit en version de base, et surtout, SANS aucune publicité (et en misant par exemple sur des services premiums pour couvrir le coût du gratuit)? Ou encore de brader sa régie publicitaire, juste pour acquérir des part de marché et juste le temps que Google périclite? Ou alors, pourquoi demain Microsoft ne lancerait il pas une OPA sur Google? Cela peut sembler de la science fiction, et en tant qu’utilisateur des services Google, de tels scénarios, aboutissant au déclin de Google, me déplairait, mais matériellement, rien n’empêche une telle guerre de démarrer… Google devrait se méfier, car le coin de la rue est devenu hostile!

De plus, certains commencent à voir en Google un nouveau Big Brother. Or jusqu’à présent, Google disposait d’un énorme capital sympathie, principalement parce qu’il se posait en tant qu’alternative à Microsoft… Un peu comme Apple (mais dans une moindre mesure), Google pouvait compter sur une cohorte de fervents admirateurs pour faire sa promotion. Mais ces derniers temps, la blogosphère est de plus en plus critique. Or si ce capital sympathie de la communauté Internet vient à s’effriter, alors la chute peut être rapide. N’oublions pas que l’internaute est volage: un clic et je suis ailleurs… Un clic et hop, je n’utilise plus GMail mais Hotmail. Un clic et hop, je n’utilise plus Google Search mais MSN Search… Tout se passe en un clic… Google devrait se méfier, car la rue est devenue glissante!

Enfin, Google commence à faire des erreurs. Le lancement de Google Reader à générer immédiatement un tollé: trop lent, trop buggé… Et le lancement de Google Analytics n’est pas mieux: trop lent, en panne des le premier jour… L’excuse que donne Google à chaque fois: nous n’avions pas prévu un tel succès… Cet excuse est risible: Google ne peut pas ignorer que depuis le lancement de GMail, chaque nouveau service qu’il créé entraîne un afflux de personnes. On peut donc se poser une question légitime: est ce que la plateforme d’hébergement de Google n’atteindrait pas ses limites? Seul l’avenir nous le dira… Mais ce qui est sur, c’est que Google devrait se méfier, car le coin de la rue pourrait vite devenir plus attrayant!

Alors il est possible que Google se dise “je peux être David contre Goliath”, mais il ne faudrait pas oublier que cette histoire n’est qu’un mythe pour donner confiance aux enfants… Google n’est plus en enfant, et Microsoft n’est pas un enfant de choeur! Quant à Yahoo, caché dans l’ombre, il pourrait être le gagnant d’une lutte entre Google et Microsoft, en s’imposant comme LA nouvelle alternative… Ceci étant dit, que le meilleur gagne :-)


Categories: S'informer - Tags:

6 commentaires 29 November 2005 23:57 Olivier

Zlio : Interview de Jérémie Berrebi

Nous souhaitions ardemment lancer une rubrique Interview sur Alerti. C’est maintenant chose faite, grace à Jérémie Berrebi, fondateur de Zlio, qui a accepté d’essuyer les platres en répondant à notre interview par mail le week-end dernier.

Zlio.com
Alerti: A quoi sert le service Zlio ?
Zlio: Zlio permet à n’importe quel internaute de devenir prescripteur de produits et de services sur Internet et d’être rémunéré en conséquence. Concrètement, l’utilisateur sélectionne ses produits favoris, un modèle de page (template) et nous lui générons un Zlio, un mélange de blog et de boutique en ligne (vous pouvez consulter par exemple mon Zlio).
L’utilisateur peut ensuite faire la promotion de son Zlio en invitant ses amis , en rajoutant l’adresse de son Zlio dans ses emails ou en intégrant une Zliozone (service qui sera dispo dans quelques jours ) comprenant les produits de son Zlio sur son site Web ou son blog.
Chaque membre sera ensuite rémunéré à chaque vente généré par ses visiteurs.

Alerti: Pourquoi avez-vous lancé le service Zlio ?
Zlio: Notre but est de lancer une vaste réseau de prescripteur de produits sur Internet. Après avoir cédé Net2one il y a 2 ans (service dépendant des éditeurs de contenus), j’ai voulu, avec mes associés David Levy et Jean Guetta, m’attaquer au fabuleux marché du Ecommerce.

Alerti: Quand avez-vous lancé le service Zlio ?
Zlio: Le service a été lancé le jeudi 17 novembre à 1h du matin :-)
Alerti: Existe-t-il des services concurrents de Zlio ? Si oui, lesquels ?
Zlio: Directement non ! Maintenant, il est évident que le nouveau service de Yahoo Shopping, Shoposphere s’en rapproche. Notre positionnement est toutefois différent. Nous voulons véritablement que chaque Zlio soit un site appartenant à son utilisateur comme peut l’être un blog. Nous allons lui donner tous les outils possibles pour l’animer (Podcast, Videoblog, Newsletters)…La stratégie de Yahoo a l’air différente, leur but étant de faire partager des listes entre personnes ne se connaissant pas. De plus Yahoo ne reverse encore rien à ses membres.

Alerti: Consacrez-vous tout votre temps à Zlio ?
Zlio: Il m’arrive de dormir…de m’occuper de ma femme et de mes 3 enfants…et je passe plusieurs heures par jour à étudier le Talmud.

Alerti: Parlez-nous de votre équipe ?
Nous sommes 3: David Levy, Jean Guetta et moi même. L’équipe est complétée par un grand nombre de freelances qui travaillent sur des parties du projet.

Alerti: Avez-vous lancé ou êtes-vous impliqué dans d’autres services en ligne ?
Zlio: J’ai effectivement lancé Net2one.com, le 1er moteur de recherche sur l’actualité mondiale que j’ai cédé en 2004 au groupe Presse Plus racheté depuis par TNS Secodip. J’ai participé au lancement d’un très grands nombres de forums sur Compuserve de 1994 à 1997 notamment pour la chaine américaine CNN, pour le magazine PC Direct, le Tour de France etc… J’ai aussi travaillé pendant 1 an chez ZDNet France de 96 à 97 en tant que Rédacteur/Chef de projet Online.

Alerti: Quel est votre mode de financement ?
Zlio: Le service est 100% autofinancé. Les actionnaires ont les moyens de le financer directement ainsi que sa version américaine. Toutefois, nous avons été contacté par un grand nombre d’entrepreneurs et acteurs du Net qui désirent entrer dans le capital de la structure. Nous nous déciderons courant décembre.

Alerti: Que pensez-vous du web 2.0 ?
Zlio: Je parle toujours d’Internet 2.0…le Web n’en est qu’une partie.
Nous sommes dans une ère où les internautes prennent le pouvoir. Ils ne sont plus consommateurs de services mais “ConsommActeurs”: je donne autant que je reçois… C’est ça véritablement Internet. Lorsque j’ai connu Internet en 94 via Compuserve, c’était l’état d’esprit: nous (quelques milliers) étions très actifs sur des forums de discussions, publions des avis, des fichiers…
Avec l’arrivée du grand public sur le Net, à qui toutes les entreprises ont promis tout gratuitement en 99, c’était terminé. Les forums se sont vidés ou ont été pollués par des “preneurs”, des internautes qui ne faisait que demander mais qui ne participaient pas à l’animation du réseau.
L’esprit “donneur” de l’internaute est de retour aujourd’hui…! et nous allons donc pouvoir en profiter pour créer de nouveaux services reposant sur cet état d’esprit !

Alerti: Quelle est votre philosophie pour le design de Zlio ?
Zlio: Euh….le feeling ?

Alerti: Quelles technologies utilisez-vous ?
Zlio:
- Base de données sous PostgreSQL
- Serveurs Web Fedora/ Apache Load balancés
- Langage PHP/Javascript/Ajax/Python

Alerti: Quelles sont les fonctionnalités les plus demandées par vos membres ?
Zlio: Les membres veulent le maximum de liberté pour paramétrer leur Zlio. Nous allons leur offrir ce qu’ils souhaitent !

Alerti: Proposez-vous une API ? Si oui, quelle application utilisant votre API vous a étonné ?
Zlio: L’API sera bientôt disponible!
En attendant, nous sortons dans quelques jours le service Zliozone permettant d’intégrer ses produits favoris au sein de son site Web. Nous pensons que ce service va être adoré par la communauté des bloggeurs. Ca changera des seuls liens Amazon…

Alerti: Quel est la répartition géographique de vos membres ?
Zlio: Trop tôt pour en parler mais 90% en France.

Alerti: Comment voyez-vous Zlio dans 6 mois ? dans 2 ans ?
Zlio: Zlio dans 6 mois, ça sera, des milliers de Zlios, des milliers de ventes générées, une couverture internationale. Dans 2 ans…Je n’oserais rien dire…On sera soit dans le cimetière des bonnes idées qui n’ont pas décolées, soit des bonnes idées que tout le monde connait :-)
Alerti: Quels sont vos plus grands challenges pour réussir ?
Zlio: Réussir à rendre le terme Zlio générique… Entendre des gens dire : “Tu me files l’adresse de ton Zlio ?” :-)
Alerti: Que faut-il pour passer à la prochaine étape de votre projet ?
Zlio: Améliorer l’ergonomie du service, la lisibilité de la page d’accueil et lancer le services dans d’autres pays.

Alerti: Avez-vous un modèle économique ? Si oui, lequel ?
Zlio: Nous avons un véritable modèle très simple. Les marchands nous rémunérent sur les ventes que nos membres leur générent et nous reversons la majeure partie de cette rémunération aux membres.

Alerti: Si l’information n’est pas confidentielle, combien de membres avez-vous ? Quel trafic génère Zlio en moyenne par jour ?
Zlio: Nous avons dépassé les 500 zlios créés après quelques jours de lancement…
Mais notre plan de communication n’a démarré qu’aujourd’hui (voir la page d’accueil de Free.fr par exemple).

Alerti: Quel est votre hébergeur ?
Zlio: IWeb Technologies, une société canadienne.

Alerti: De quoi êtes-vous le plus fier à propos de Zlio ?
Zlio: Le retour chaleureux des médias et des bloggueurs sur le produit… mais nous ne sommes qu’aux premières heures après le lancement.

Alerti: Quels sont les sites que vous visitez quotidiennement ?
Zlio: Mon aggrégateur RSS (Google Reader), incluant cinquante flux environ (dont Alerti:-))… Je visite ensuite les sites que j’ai découvert via les flux RSS ainsi que les nouveaux Zlios créés par nos membres.

Alerti: Quels sont vos services en ligne favoris ?
Zlio: Je suis fan en général des produits Google: Gmail, Blogger, Google Groups et surtout Google Earth :-)
Alerti: Souhaitez vous dire quelque chose de particulier sur votre projet à nos lecteurs ?
Zlio: J’attends avec impatience que les Alertiens créent leur Zlio:-)

Nous remercions chaleureusement Jérémie Berrebi, fondateur de Zlio, pour cette interview.


Categories: Consommer - Tags:

5 commentaires 29 November 2005 11:30 Olivier

La flickerisation de Yahoo

[ Patrick ] Un article de business 2.0 m’a rappelé le succès foudroyant des co-fondateurs de Flickr, Stewart Butterfield et sa femme, Caterina Fake. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

- 1,5 millions de membres
- 60 millions de photos
- 80 % des photos sont publiques
- 14 000 nouvelles images par heure

Né en novembre 2003, Flickr est le site de partage de photos en ligne qui a connu la plus forte croissance de ces dernières années pour finalement être racheté par Yahoo en mars 2005. Au-delà de ce fait marquant, qui symbolise l’espoir de nombreux services web 2.0 qui se lancent (être racheté par l’un des 5 grands : Yahoo, Google, Microsoft, Amazon ou Ebay), Flickr a été le premier service en ligne à ma connaissance à proposer l’usage du tag pour organiser ses photos. Plus de la moitié des photos postées sur Flickr.com sont ainsi “taguées” par leur auteur ou les visiteurs, les rendant ainsi “cherchables”. Le tag est devenu depuis une des caractéristiques principales des nouveaux services 2.0 pour organiser l’information.

L’usage de Flickr reflète cette nouvelle culture de la participation sur Internet. Lorsque vous écrivez votre blog, produisez votre podcast ou postez vos photos personnelles c’est pour que tout le monde en profite ;-) C’est la que le web prend tout son sens … et Yahoo l’a bien compris.

Lorsque Catherine Fake lance le service “Mon web 1.0″ au sein de Yahoo, la flickerisation de Yahoo est amorcée. “Mon web” est un service en ligne permettant de sauvegarder vos favoris ainsi que les pages web qui vous intéressent pour les retrouver ultérieurement. Contrairement à ce que dit l’article de business 2.0, “Mon Web” n’est pas une pâle copie du service Del.icio.us. Il reprend également un autre concept créé en 2003 par les startups Furl.net (racheté depuis par Looksmart) et par Spurl.net. “Mon web” vous permet de sauvegarder non seulement vos favoris (à la delicous) mais également le contenu d’une page web, les taguer, les regrouper et les partager avec votre réseau d’amis. Plus vous ou vos amis l’utilisez, plus cela sera bénéfique pour vos recherches.

Rappelons qu’en 1995, le projet initial de Jerry Yang et David Filo , co-fondateurs de Yahoo, était de construire (à partir de leur chambre de Stanford) le plus grand annuaire mondial en ligne en catégorisant et en recommandant les meilleurs sites aux internautes. Yahoo recrutait alors des éditeurs. Cependant, cette vision a été rapidement abandonnée parce que le web devenait trop grand. Aujourd’hui, grâce au système de tags, les éditeurs rémunérés par Yahoo ont été remplacés par les internautes eux-mêmes que Yahoo n’a pas à payer ;-)
Aujourd’hui, avec “Mon Web”, Yahoo permet ainsi à ses 70 millions d’utilisateurs de sauvegarder et de taguer ses favoris (ou le contenu complet d’une page web) comme le font les clients d’Amazon pour les recommandations. Ainsi, les membres de Yahoo offrent indirectement une alternative au moteur de recherche traditionnel. Alors que Google a une approche totalement automatisée de la recherche avec une armée d’ingénieurs et des milliers de serveurs, Yahoo se base sur l’intelligence collective de ses membres pour enrichir son moteur de recherche d’un annuaire et d’un contenu édité par ses membres à partir du système de tags utilisés dans “Mon Web”. Comme Google, Yahoo produit également des algorithmes de recherche pour son moteur, mais il ne peut pas battre Google à ce jeu là. Son objectif n’est plus d’avoir uniquement la plus grande base de données indexée mais d’offrir également les résultats de recherche les plus pertinents pour les utilisateurs établis par les utilisateurs eux mêmes.

En pratique, l’activité de taguer ses favoris ou le contenu d’une page web peut paraître réserver aux geeks mais cette approche devient de plus en plus populaire. Le récent service “Mon Web” de Yahoo compte déjà 300 000 pages sauvegardées et 90 000 tags utilisés. Cela reste néanmoins très faible par rapport à Del.icio.us avec ses 10 millions de favoris et ses 500 000 tags.

Cependant, la recherche collaborative demande aux internautes de changer leurs habitudes. Et cela n’a de sens que si vos amis utilisent le même service que vous. De plus, l’intelligence collective n’est pas concentrée uniquement au sein des membres de Yahoo. Le service “Mon Web” devrait être élargi à d’autres services du même genre comme Furl, Spurl, Blogmarks, Simpy ou Blinklist… en intégrant leur API afin d’agréger les résultats de recherche de tous les internautes utilisant un système de tags pour organiser leurs favoris ou le contenu de pages web. Yahoo deviendrait ainsi le premier méta-moteur de recherche collaborative.

A votre avis, pour poursuivre sa stratégie de flickerisition, Yahoo rachètera-t-il Delicious et/ou Spurl ?

[ Olivier ] Aujourd’hui, impossible de sortir un service collaboratif ou à usage personnel sans inclure le principe des tags. Affecter librement ses propres mots clés à un contenu quel qu’il soit a effectivement été une révolution: chacun peut dorénavant classer l’information comme il l’entend et surtout d’une manière qui lui permet de la retrouver plus facilement par rapport à sa manière de raisonner. Car ne nous y trompons pas, en l’état actuel, j’estime que les tags, c’est surtout une affaire personnelle, et non un système collaboratif d’envergure, et ce, pour de multiples raisons.

Tout d’abord, la manière dont chacun structure l’information pour la retrouver n’est absolument pas universelle. Chacun reproduit ses propres moyens mnémotechniques lorsqu’il tague. Du coup, lorsqu’on réunit ensemble une communauté de tagueurs, le résultat n’est pas nécessairement pertinent. Il suffit de regarder la variété des tags attribués par les utilisateurs de del.icio.us sur un même article pour s’en rendre compte (il suffit de suivre les liens “and XXX other people” de delicious).

Ensuite, les tags actuellement ne tiennent compte ni des notions de synonymes, ni des singuliers/pluriels d’un même mot, ni des conjugaisons, ni des séparateurs, ni de la langue de l’internaute, etc. Tous ces paramètres varient d’un utilisateur à l’autre et provoque donc de multiples redondances dans les tags mais surtout aboutissent à une vue (très) partielle de l’information. Un exemple concret: pour suivre l’actualité du Web 2.0 dans un système de bookmark social, il faut nécessairement suivre au moins les tags web2.0 (sans espace), web 2.0 (avec espace) et web2 pour disposer d’une information exhaustive. Mais en faisant cela on se retrouve alors avec de nombreux doublons dans les articles tagués sous différents tags similaires… Bref, un vrai casse tête pour retrouver toute l’information pertinente.

Enfin, et c’est peut-être le problème majeur des tags, il n’existe aucune notion de contexte. Un exemple classique est le mot clé Jaguar. Lorsqu’on cherche ce terme dans un service fondé sur les tags, on voit passer aussi bien des résultats concernant l’animal, la voiture, ou le système d’exploitation d’Apple! On obtient donc une information qui est loin d’être aussi pertinente qu’on le souhaiterait.

Depuis 2 ans que le système des tags existe dans les services en ligne, aucune solution n’a été trouvée pour résoudre tout ces problèmes. Du coup, certains commencent à vouloir mettre de l’ordre dans les tags, comme par exemple Tagyu, qui à partir d’un texte donné, suggère les tags à utiliser. Mais cela ne résout pas le problème de la langue (un même tag s’écrit différemment dans chaque langue). D’autres suggèrent d’avoir des systèmes de tags et sous-tags, comme à l’époque des catégories/sous catégories, ce qui permettrait de redonner un contexte à chaque tag, mais cela n’est pas une solution miracle à l’ensemble des problèmes évoqués. Or même si on ne parle des tags en tant que tel que depuis 2 ans, les tags, ce sont finalement que des mots clés, et de nombreux logiciels, Microsoft Word en tête, permettent depuis longtemps d’associer des mots clés à certains contenus. Ces logiciels ont été confrontés aux mêmes problèmes, et aucun n’a mis en place de solution définitive (mais peut-être que cela n’était pas vraiment un problème à l’époque car les systèmes de mots clés restaient à usage personnel).

Pour conclure, je suis un adepte des tags, j’aime la liberté que cela procure dans la manière de trier et classer l’information, mais en l’état actuel les tags ne sont véritablement utilisables qu’à titre personnel. L’utilisation à un niveau collaboratif donne l’impression de mieux trier l’information et de la rendre plus pertinente, mais cela n’est qu’une impression! Trop de problèmes subsistent et il est temps que quelqu’un se penche la dessus. Yahoo ou Google sont sûrement les mieux placés pour s’attaquer à ce problème, l’un parce que justement il bénéficie de l’expérience de Flickr, et l’autre parce qu’il dispose de la puissance de frappe technologique et humaine nécessaire pour résoudre ces problèmes.
Pourquoi est-ce que depuis 2 ans, chacun reproduit le même modèle que son voisin, avec les mêmes défauts sans jamais chercher à améliorer une idée qui à la base reste puissante ? Pour moi la flickerisation de Yahoo, cela reste finalement l’attentisme de Yahoo, qui reproduit dans ses différents services les mêmes défauts que ceux de Flickr, c’est dommage ;-) Plutôt que de racheter un service existant, comme le propose Patrick, Yahoo ferait mieux d’investir et innover sur ce terrain: le premier à résoudre ces problèmes disposera d’un avantage indéniable. Or pour le moment, même Google avec tous les ingénieurs dont il dispose laisse ce domaine en friche: le système de tags de Google (car Google permet bien de taguer l’information via son système d’historique de recherches) ressemble en tout point à ce que tout le monde fait, en tout cas pour le moment ! C’est tout aussi dommage.


Categories: Collaborer - Tags:

4 commentaires 25 November 2005 02:48 Olivier

Votre avis compte, surtout pour eux …

[ Olivier ] Une des tendances actuelles est la mise en place de sites de recommandations, sur lesquels chacun peut s’exprimer sur n’importe quel sujet, donner son opinion et faire ses recommandations aux autres. Ainsi, des services comme Zlio, Riffs, Gootza ou encore Say-So cherchent à reproduire sur le web le principe du “bouche à oreille” que nous pratiquons tous dans notre vie quotidienne. En effet, nous sommes généralement enclin à faire plus confiance à l’avis de notre entourage, plutôt qu’aux recommandations d’un journaliste ou d’un site d’ecommerce quelconque. Tous ces services l’ont bien compris et certains, comme Zlio, relient leur plateforme de recommandations directement avec des sites marchand pour pouvoir acheter en un click le produit que ton ami te recommande.

Sur le principe, l’idée est intéressante mais déjà certains y trouvent à redire. En effet, pourquoi passer par ce type de site pour faire ses propres recommandations. Après tout, on peut faire cela sans problème sur un blog (d’ailleurs certains des services cités s’appuient directement sur les techniques des blogs pour mettre en place leur plateforme). Cela pousse donc certains à militer pour une approche complètement différente: plutôt que d’essayer de mettre en place des sites centralisant les recommandations des gens, pourquoi ne pas plutôt fédérer et agréger le contenu de type “recommandation” que chaque bloggeur publie, par exemple à l’aide des tags et des microformats? Ainsi, chacun continue d’utiliser son mode de publication habituel (son blog, son wiki, etc), et le site fédérateur permet de retrouver effectivement en un seul endroit les recommandations de tout le monde… Personnellement, je serais sûrement utilisateur d’un service conçu ainsi car je veux rester le maître et le propriétaire de mon contenu et donc je préfère écrire sur mes blogs, plutôt que d’aller faire mes recommandations sur ce type de service. Et vous?

[ Patrick ] Si il est vrai, comme le dit Olivier, qu’un site aggrégeant les recommandations de chacun tout en conservant son mode de publication habituelle a tout son sens, ce type de service n’existe pas encore. Et cette fonctionnalité peut-être ajoutée dans un deuxième temps à ces services naissants. Par contre, sur leur raison d’être, pourquoi pas ? Cela permet à un internaute qui ne possède pas de blog d’utiliser simplement ce type de service. Leur modèle économique est clairement l’affiliation. Donc pourquoi ne pas tenter l’aventure … Surtout que dans le même genre, d’autres services récents comme Kaboodle et Yahoo Shoposphere ne proposent pas que la recommendation mais permettent également de gérer et de partager une liste de cadeaux (gift list), d’achats à effectuer (shopping list) ou une liste de souhaits (wishlist). Citons également une initiative intéressante, Liveplasma.com, le site d’un jeune français qui permet de recommander la musique et les films que vous aimez.


Categories: Consommer - Tags:

6 commentaires 21 November 2005 18:40 Olivier

Google Base : petites annonces 2.0

[ Patrick ] Google Base permet d’héberger gratuitement n’importe quel type d’information sur les serveurs de Google afin de les rendre accessibles via le moteur de recherche. La publication est enfantine. Elle s’effectue à partir d’un formulaire standard qui tient sur une seule page (un exploit !) ou d’un formulaire spécifique pour les programmes de cours, les évênements et activités, l’emploi, les actualités et les articles, les profils de personnes, les recettes de cuisine, les articles de référence, les critiques, les services, les voitures et les publicités souhaitées.

J’identifie 3 raisons majeures pour lancer ce type de service.

Acquérir du contenu web que Google ne sait pas indexer et augmenter ainsi sa base de données …
Environ 15 % du Web visible par un internaute n’est pas accessible par le moteur de recherche de Google, surtout le contenu dynamique.
Désormais, il suffira à l’éditeur d’un site de publier un simple fichier au format TSV ou XML contenant une liste d’articles, de ses prix et sa disponiblité par exemple rendre son contenu directement accessible via le moteur de recherche.
Acquérir le contenu qui est sur vos ordinateurs pour que vous le partagiez en ligne …
Un particulier pourra également importer dans Google Base une base de données d’informations (planning, notes de cours …) à destination de sa communauté (famille, amis, collaborateurs) en indiquant simplement la requête à effectuer sur Google pour accéder à ses informations.

Grâce à vous, Google va ainsi héberger la plus grande base de données mondiale au format XML pour en tirer profit..

Permettre à chaque utilisateur d’un service Google (recherhe personnalisée, news, alertes, gmail, reader …) de vendre et d’acheter n’importe quoi, n’importe où.

C’est là, qu’une fois de plus .. Google dérange.
Sa cible : les places de marchés, les sites de petites annonces, Ebay en tête.
Ses avantages : gratuit. rapide (1 page). simple (presque trop simple), l’indexation dans le moteur de recherche marchand (Froggle), l’indexation dans le moteur de recherche local de Google.

Google à l’intention de transformer ainsi chaque utilisateur de l’un de ses services (recherche personnalisée, alertes, gmail …) comme un vendeur et/ou un acheteur potentiel. D’ailleurs, à partir du profil, vous pouvez personnaliser le mode de paiement que vous préférez (en attendant Google Purchase qui concurrencera Paypal), votre transporteur favori, votre mode de communication préféré (N° de tél, email ..).

Ebay m’a toujours paru trop compliqué et trop lent à utiliser. En plus, à la différence d’Ebay, je peux choisr un vendeur près de chez moi, dans ma ville ou ma région.

Alors que Google Base ou plutôt devrais-je dire Google Petites Annonces 2.0 va devenir LA destination de référence dans les mois à venir pour tout ceux qui cherchent une voiture, un emploi, une maison ou simplement un prestataire de services près de chez eux … ce n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. Je pense aux éditeurs qui avaient basé leur modèle économique sur la vente de magazines papier depuis des décennies puis sur la consultation en ligne d’une annonce via un appel surtaxé par exemple. Citons en bloc lacentrale.fr, paruvendu.fr, petites-annonces.fr, pap.fr

Bref, fidèle à leur stratégie, Google Base est un service gratuit, en version bétâ qui va leur assurer des revenus publicitaires supplémentaires avec la vente des AdWords. L’application ne présente aucun intérêt, l’interface est laide mais Google, grâce à son excellente image de moteur de recherche devient petit à petit le 1er hébergeur gratuit de contenus numériques avant d’être la 1ère régie publicitaire du monde. Leur modèle économique est magique … vu le nombre d’utilisateurs de leur service, ils peuvent aujourd’hui lancer gratuitement n’importe quel service en ligne financé par de la publicité. Je ne sais pas aujourd’hui ce qui peut les arrêter si ce n’est que Google commence à agacer ;-)
A ma connaissance, le service Darmik avait récemment lancé un service similaire. La version française de Google Base n’est pas encore disponible. Encore un peu de patience …

Est-ce que cela rencontrera le succès escompté ? Sans aucun doute.

[Olivier] Google Base sur le papier, ressemble effectivement à une solution miracle permettant de publier tout type de contenu et être sur d’être ainsi indexé dans le moteur de google. Comme à son habitude, Google nivèle par le bas en rendant les choses simples, en particulier le mécanisme de publication du contenu. Cependant, la réalité semble moins idyllique qu’il ne parait.

D’abord, certains ont constatés que dès son ouverture, Google Base est déjà en train de devenir un véritable repaire de spammeurs en tout genre… A croire que Google n’a tiré aucune leçon des problèmes qu’il rencontre déjà avec sa plateforme Blogger qui est utilisée pour faire du splog (spam sur les blogs). Certains moteurs de recherche spécifiques aux blogs sont d’ailleurs en train de désindexer au fur et à mesure les urls blogspot! Alors demain, est ce que Google va imploser en étant submergé de spam via Google Base?

Ensuite certains commencent à s’inquiéter de la centralisation de plus en plus importante de nos données aux seins d’une même et unique société: Google maitrise nos mails (Google mail ), nos lectures (Google Reader), nos centres d’interets (recherches sur le moteur Google), et maintenant tout le contenu que nous avons envie de publier… Or il ne faut pas oublier que Google n’est pas une entreprise philanthropique: le but de tous ces services gratuits reste avant tout, et pour le moment, de nous abreuver de publicité. Mais que compte faire Google demain de ses connaissances sur notre vie intime? Je m’interroge…

Enfin, certains, comme Patrick, prédisent que Ebay et les autres sites de vente de produits d’occasions vont se faire tailler des croupières, voire même disparaître suite à la mise en place de Google Base… Ces raccourcis sont à mon avis beaucoup trop rapides: Google Base n’est pas un site d’enchère (comme Ebay), et ne se positionne pas comme tiers de confiance dans les transactions (comme le fait par exemple priceminister ). A mon avis, il est surement plus facile pour les acteurs existants de s’adapter et retenir les éventuelles bonnes idées de Google Base pour les intégrer chez eux, que pour un nouvel entrant d’arriver aux même niveau de fonctionnalités que les sites de vente existants…

Ce qui est certain, c’est qu’en l’état, publier sur Google Base n’est pas quelque chose qui me tente. Par contre, Google a raison d’essayer: après tout, qui tente rien n’a rien:-) Google Base pourrait très bien, malgré toutes les interrogations qu’engendre ce service, trouver un public.


Categories: Vie pratique - Tags:

4 commentaires 18 November 2005 01:08 Olivier

Pourquoi un blog sur le Web 2.0 ?

[ Patrick ] Tout d’abord parce qu’il n’en existe pas en français alors que le sujet est brûlant outre-atlantique. Il s’agit d’une évolution majeure d’Internet.

Avec l’accès à internet haut débit et sans fil, l’usage d’Internet a changé. L’internaute, devenu acteur du web, veut pouvoir accéder de partout à des applicatins simples et partager de plus en plus d’informations avec sa famille, ses amis et ses collaborateurs. Chaque jour, dans mon activité de veille, j’assiste à la création de nouveaux services en ligne web 2.0. Nous vivons une époque formidable où entreprendre sur Internet est quasiment à la portée de tous. Merci au faible coût des serveurs, de la bande passante et à la gratuité des applications Open source (Linux, apache, PHP, Mysql ..). Une ou deux personnes avec un serveur Web disposant d’un peu de temps et de connaissances peuvent lancer un service web 2.0 avec très peu d’investissement. Aucun budget marketing n’est requis. Avec la prolifération des blogs, le bouche à oreille récompense les services simples à l’interface agréable. Bien que les modèles économiques soient encore flous et incertains, la publicité s’avère être de plus en plus la solution retenue pour financer ces nouveaux services tout en maintenant la gratuité pour les utilisateurs.

Nous avons eu l’idée de créer ce blog pour faire découvrir ces nouveaux services, partager nos connaissances, nos expériences et nos réflexions sur le sujet, rencontrer des entrepreneurs et peut-être identifier des opportunités pour investir ;-) Nous souhaitons à notre petite échelle soutenir toutes ces initiatives. Ce blog n’a aucune vocation commerciale. Bonne lecture …

[ Olivier ] Il est vrai que le sujet est “brûlant” dans les milieux autorisés (comme disait l’autre), mais a encore du mal à être perçu et/ou compris par le grand public. Internet est notre quotidien depuis de nombreuses années: ce qui nous semble normal aujourd’hui à nous peut paraître surnaturel à d’autres, et j’espere que ce blog arrivera à rendre attrayant le coté parfois barbare de tout le vocable des soit disant “milieux autorisés”. La version d’Internet qui est en train de se reconstruire représente notre futur à nous tous… Apprenons à le connaître !


Categories: S'informer - Tags:

4 commentaires 17 November 2005 03:24 Olivier

Web 2.0 : qu’est ce que c’est ?

[Patrick] Le terme Web 2.0 décrit la transition de l’ensemble des sites web isolés vers une plate-forme internet globale d’applications web interconnectées pour le plus grand confort de l’utilisateur (simplicité, gratuité…). Le but du web 2.0 est de remplacer les logiciels qui s’executent en local sur votre ordinateur par des applications accessibles sur Internet. L’interface utilisateur en Ajax, l’organisation du contenu par tags, la syndication du contenu (RSS), la mise à disposition d’une API … sont des caractéristiques communes aux nouveaux services en ligne 2.0.

[Olivier] Une définition extensive du terme Web 2.0 est disponible sur wikipedia, l’encyclopédie de tous les savoirs ;-)


Categories: S'informer - Tags:

3 commentaires 17 November 2005 03:23 Olivier