Ziki.com : pour l’internaute 2.0
Nous sommes fiers de vous annoncer le lancement officiel de Ziki.com, un nouveau service en ligne qui s’adresse à l’internaute 2.0, c’est-à-dire l’internaute qui publie et partage du contenu sur internet (blog, photos, videos, favoris …) et désire centraliser toutes ses informations en un seuil endroit. Ziki est un nouveau moyen de découvrir des personnes et du contenu par rapport à vos passions et vos centres d’intérêts. Pour créer votre ziki …
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4 commentaires 18 April 2006 17:28 Olivier
Linkedfeed : Interview de Guillaume Champeau
Alerti : A quoi sert le service linkedfeed.com ?
Guillaume Champeau : linkedfeed.com est une page d’accueil que l’utilisateur peut entièrement personnaliser avec tout ce qui l’intéresse au quotidien : les actualités de ses sites préférés avec des flux, son programme TV personnalisé, sa météo, ses mails, etc. C’est surtout un réseau social, encore peu présent du côté de l’utilisateur mais que nous allons progressivement dévoiler dans les prochaines semaines, qui permet de suggérer des contenus en fonction de ses centres d’intérêts et des personnes qui nous sont proches. C’est en fin de compte un aggrégateur RSS qui retire les oeillères que posent les aggrégateurs classiques qui ne fournissent que l’information des flux auxquels vous êtes abonné.
Alerti : Pourquoi avez-vous lancé le service linkedfeed.com ?
Guillaume Champeau : Tout est parti du constat que le RSS était un outil extrêmement intéressant mais très (trop) lourd lorsque tout repose sur l’utilisateur. Nous voulons aider les utilisateurs des flux RSS à trouver facilement l’information qui les intéresse parmi toutes celles noyées quotidiennement dans les dizaines voire centaines de flux auxquels ils s’abonnent. Nous avons développé pour cela un moteur d’intelligence artificielle et nous profitons de l’intelligence collective des utilisateurs à travers un réseau social pour identifier les contenus intéressants et les amener vers l’utilisateur. Le portail Ajax en lui-même est venu très tardivement dans le développement de linkedfeed.com, et même s’il nous reste encore beaucoup de choses à implémenter (dont une TRES grosse fonction jamais vue ailleurs), nous pouvons maintenant davantage nous concentrer sur l’idée première. linkedfeed.com va en fait véritablement commencé à naître sous vos yeux dans les prochaines semaines.
Alerti : Quand avez-vous lancé le service linkedfeed.com ?
Guillaume Champeau : L’hiver dernier.
Alerti : Existe-t-il des services concurrents de linkedfeed.com ? Si oui, lesquels ?
Guillaume Champeau : A ma connaissance, linkedfeed.com est le seul à allier réseau social et homepage Ajax. Il y a des pages d’accueil Ajax par dizaines, on ne compte plus le nombre de réseaux sociaux, mais l’alliance des deux est une spécificité sur laquelle nous forgeons notre identité.
Alerti : Consacrez-vous tout votre temps à linkedfeed.com ?
Guillaume Champeau : Je m’occupe personnellement de plusieurs projets, dont le site Ratiatum.com sur les médias numériques, et la version anglophone du site d’information collective AgoraVox.com. LinkedFeed est une application sur laquelle j’ai énormément travaillé sans compter mes heures lors de la génèse, et qui me prend toujours beaucoup d’énergie. Mais je suis fort heureusement épaulé solidement par le directeur technique.
Alerti : Parlez-nous de votre équipe ?
Guillaume Champeau : Nous sommes une toute petite équipe qui travaillons ensemble depuis plusieurs années sur des sites d’information, principalement Ratiatum.com, et linkedfeed.com est la première application web 2.0 que nous mettons au monde. Tous autodidactes passionnés par les nouvelles technologies et par l’information.
Alerti : Avez-vous lancé ou êtes-vous impliqué dans d’autres services en ligne ?
Guillaume Champeau : Oui j’ai lancé Ratiatum.com il y a tout juste quatre ans. C’est un site qui tourne très bien avec plus de 650.000 visiteurs tous les mois. Je suis également en collaboration avec AgoraVox pour diriger l’édition anglophone de ce journal en ligne collaboratif créé par les bloggeurs. La version française est numéro 1 du journalisme citoyen en Europe et la version anglaise connaît un bon démarrage très prometteur.
Alerti : Quel est votre mode de financement ?
Guillaume Champeau : Autofinancement à 100% pour le moment.
Alerti : Avez-vous un modèle économique ? Si oui, lequel ?
Guillaume Champeau : Bien sûr, même s’il doit évoluer avec la mâturation du projet. Nous ne pouvons pas trop en dire à ce stade mais nous avons clairement plusieurs sources de monétisation en vue.
Alerti : Quelle est votre philosophie pour le design de linkedfeed.com ?
Guillaume Champeau : Keep it simple, make it friendly, have it smart.
Alerti : Quel est votre hébergeur ?
Guillaume Champeau : Pour le moment OVH, mais nous étudions d’autres offres.
Alerti : Quelles technologies utilisez-vous ?
Guillaume Champeau : L’ensemble de la technologie a été développée en interne. Côté serveur, nous reposons sur le classique LAMP (Linux, Apache, MySQL, PHP).
Alerti : Proposez-vous une API ? Si oui, quelle application utilisant votre API vous a étonné ?
Guillaume Champeau : Nous n’avons pas encore d’API publique, mais nous allons dévoiler beaucoup mieux qu’une API ! Je ne peux pas vous dire quoi encore, mais je vous donne rendez-vous à très bientôt pour le dévoiler ![]()
Alerti : Quelles sont les fonctionnalités les plus demandées par vos membres ?
Guillaume Champeau : Les principales demandes lors du lancement (module mail, recherche Google, onglets…) ont été implantées, aujourd’hui l’essentiel du feedback repose sur l’ergonomie, et nous sommes en train de passer à l’étape supérieure pour l’améliorer.
Alerti : Si l’information n’est pas confidentielle, combien de membres avez-vous ? Quel trafic génère linkedfeed.com en moyenne par jour ?
Guillaume Champeau : Ce sont des chiffres que nous ne communiquons pas pour le moment.
Alerti : Quel est la répartition géographique de vos membres ?
Guillaume Champeau : Pour l’instant la France en grande partie puisque nous ne communiquons volontairement qu’en France, le temps pour nous de tester la réaction avant de nous faire connaître dans la blogosphère anglophone. Nous lancerons la communication générale au printemps.
Alerti : Comment voyez-vous linkedfeed.com dans 6 mois ? dans 2 ans ?
Guillaume Champeau : Vous seriez surpris
Très différent de ce qu’il est actuellement, avec beaucoup beaucoup de fonctionnalités qui iront bien au delà du simple widget pour tel ou tel service.
Alerti : Quels sont vos plus grands challenges pour réussir ?
Guillaume Champeau : Faire que le service soit le plus intuitif possible. Nous sommes sur un type d’application extrêmement nouveau, et le plus dur est de réussir à faire comprendre son fonctionnement. Les “geeks” voient très vite de quoi il retourne et comprennent l’intérêt de linkedfeed.com, mais pour le grand public c’est une autre histoire. La majorité des utilisateurs voient le web comme un espace figé, sans interactivité, d’information linéaire. C’est tout une éducation qu’il faut faire et qui sera heureusement aidée par le développement de la gamme Live chez Microsoft notamment.
Alerti : Quelle est la prochaine étape à franchir pour votre projet?
Guillaume Champeau : L’étape 2
Je ne peux pas en dire plus.
Alerti : De quoi êtes-vous le plus fier à propos de linkedfeed.com ?
Guillaume Champeau : Sans doute d’être parvenu en quelques semaines au même niveau technique que des projets qui avaient déjà de longs mois derrière eux, tout en ayant en arrière plan une technologie unique sur laquelle nous allons maintenant pouvoir bâtir notre différence. Nous sommes aussi très fiers de cette nouveauté qui doit arriver très très prochainement.
Alerti : Que pensez-vous du web 2.0 ?
Guillaume Champeau : Est-ce qu’on met tous la même chose derrière “web 2.0″ ? J’ai vu une image un jour sur un blog qui m’a beaucoup fait rire et qui était tellement vraie : le web 1.0 c’est “under construction”, le web 2.0 c’est “bêta”. C’est exactement ça ! Et c’est très exitant de pouvoir réaliser un projet en étant accompagné par les utilisateurs pour en faire la meilleure application possible, en essayant de répondre aux attentes et non plus à ses rêves. Je crois que c’est la première fois depuis l’éclatement de la bulle que l’on reprend autant de plaisir à parler du web et des projets qui se montent. Et évidemment, ça incite à la prudence. Il ne faudrait pas que ça devienne la Bulle 2.0. La chance, c’est que le besoin en investissement est beaucoup plus faible aujourd’hui qu’il y a cinq ans, que ce soit pour le développement ou pour la promotion. On ne devrait plus assister aux mêmes dérives, même si certaines acquisitions récentes laissent songeur.
Alerti : Quels sont les sites que vous visitez quotidiennement ?
Guillaume Champeau : Il y en a tellement…
Alerti : Quels sont vos services en ligne favoris ?
Guillaume Champeau : Feedster et Technorati sont incontournables pour moi. Je suis également grand fan de Flickr pour les images, ou de Last.fm pour la musique. Toujours en musique : Jamendo, Pandora…
Alerti : Souhaitez vous ajouter quelque chose de particulier sur votre projet?
Guillaume Champeau : D’abord oui, un grand merci pour cette interview, et bravo pour ton blog. Et un grand merci à tous ceux qui utiliseront linkedfeed.com, à ceux qui nous feront l’honneur d’en parler sur leur blog (merci merci merci !), et/ou à ceux qui nous feront part de leur feedback. Comme je le disais nous sommes une toute petite équipe et ça nous fait vraiment toujours très chaud au coeur quand quelqu’un parle de linkedfeed.com. Nous avons beaucoup d’idées qui sont très loin de s’arrêter au portail Ajax, et nous avons surtout pour très bientôt cette nouveauté dont je brûle d’envie de parler mais que je dois encore garder secrète quelques jours. Le blog de linkedfeed.com l’annoncera en avant-première bien sûr ![]()
Encore merci à Guillaume Champeau pour ses réponses à nos questions, et bon courage pour linkedfeed.com.
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1 commentaire 30 March 2006 06:45 Olivier
Classement Alexa du web social : pour ceux qui doutent encore ?
Le web social est une composante essentielle du Web 2.0. L’internaute publie, taggue, commente, vote, recommande, invite ses amis, partage et diffuse tout type de contenus numériques sur le Web : des articles et des podcasts sur son blog, des photos, de la musique, des vidéos. La possibilité est oferte à chaque internaute de devenir ainsi journaliste, photographe ou DJ.
Le succès de Myspace et du récent Tagworld le prouvent : l’internaute apprécie de retrouver son réseau d’amis et de faire des rencontres au delà du contenu qu’il publie ou consomme (ici la musique) au sein d’un même service en ligne. Son réseau d’amis réels ou virtuels lui permet de découvrir de nouvelles sources de contenus via les commentaires, les recommandations, les votes et les tags de ses pairs …. Et inversement, le contenu publié permet de découvrir et de se lier virtuellement avec de nouvelles personnes qui partagent leurs centres d’intérêts et leurs goûts et d’étendre ainsi leur réseau d’amis.
Vous serez surement impressionnés comme nous par la fréquentation de ces services sociaux compte-tenu de leur jeunesse : lls sont majoritarement nés après la bulle Internet.
Classement mondial Alexa des sites de médias et de réseaux sociaux (20 mars 2006)
Myspace.com (8e) , juillet 2003 , évolution , wikipedia , News Corp
Blogger.com (19e) , 1999 , évolution , wikipedia , Google
Xanga.com (48e) , novembre 2000 , évolution , wikipedia
LiveJournal.com (69e) , 1999 , évolution , wikipedia , Six Apart
Orkut.com (79e) , janvier 2004 , évolution , wikipedia , Google
YouTube.com (82e) février 2005 , évolution , wikipedia
Hi5.com (84e) , janvier 2004, évolution , wikipedia
Flickr.com (90e) , février 2004 , évolution , wikipedia , Yahoo
Thefacebook.com (110e) , février 2004 , évolution , wikipedia
Friendster.com (103e) , mars 2002 , évolution , wikipedia
Photobucket.com (120e) , mai 2003 , évolution , wikipedia
ImageShack.us (131e) , septembre 2003 , évolution , wikipedia
TypePad.com (140e) , mars 2003 , évolution , wikipedia
Digg.com (410e) , novembre 2004 , évolution , wikipedia
Delicious.com (485e) , 2003 , évolution , wikipedia , Yahoo
Bloglines.com (640e) , 2003 , évolution , wikipedia , Ask Jeeves
Tagworld.com (1 283e) , 2005 , évolution
Last.fm (1 318e) , 2002 , évolution , wikipedia
NB : Ce classement ne prend pas en compte les sites asiatiques. MSN spaces et Yahoo 360 … qui sont en sous-domaines et Linkedin dont le mode sécurisé (https) n’est pas reconnu par Alexa.
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Ajouter un commentaire 21 March 2006 11:49 Olivier
Les mots de l’info: Interview de Jens Agerberg
Nous remercions Jens Agerberg, fondateur de LesMotsDeLinfo , d’avoir accepté de faire cette interview par mail.
Alerti : A quoi sert le service LesMotsDeLinfo ?
Jens Agerberg : LesMotsDeLinfo est le premier site à coter l’information en bourse : les mots qui font l’actualité y sont présents, cotés proportionnellement à leur présence dans 500 médias en ligne, analysés en continu grâce à la connexion avec l’API de Yahoo News. Le site permet de saisir les tendances de l’actualité et l’impact médiatique des personnalités politiques, des événements ou des idées, le tout dans une ambition ludique : le visiteur peut s’inscrire et constituer un portefeuille de valeurs, qu’il verra augmenter ou baisser selon la performance médiatique des mots qu’il aura choisi.
Alerti : Pourquoi avez-vous lancé le service LesMotsDeLinfo ?
Jens Agerberg : L’apparition des blogs et l’ouverture des médias en ligne avec l’exportation de contenu par les fils RSS permet à des acteurs externes de regrouper l’information et de la présenter d’une facon nouvelle. Présenter l’information sous forme boursière c’est permettre aux consommateurs de médias en ligne de saisir instantanément les tendances du moment. Avec la multiplication des sources d’info, le volume d’information devient une information en soi qu’il faut présenter à l’utilisateur.
Alerti : Quand avez-vous lancé le service LesMotsDeLinfo ?
Jens Agerberg : Le site a été lancé en public beta le 1er mars.
Alerti : Existe-t-il des services concurrents de LesMotsDeLinfo ? Si oui, lesquels ?
Jens Agerberg : Il n’existe pas de service concurrent. Des moteurs de recherche comme Technorati commencent cependant à présenter l’information sous forme de graphe, en faisant apparaître l’évolution du nombre de résultats dans le temps. Tagcloud.com est une autre initiative intéressante, le site génère un nuage de mots à partir d’une source rss pour faire apparaître les mots les plus significatifs.
Alerti : Consacrez-vous tout votre temps à LesMotsDeLinfo ?
Jens Agerberg : Je suis encore étudiant à l’école de commerce de Stockholm, ville où j’habite. Il m’y reste encore quelques cours à prendre avant d’être diplomé. LesMotsDeLinfo est un projet personnel pour l’instant, mais qui a tendance à prendre de plus en plus de temps !
Alerti : Parlez-nous de votre équipe ?
Jens Agerberg : Je suis pour l’instant seul à gérer le projet. Autour de LesMotsDeLinfo il y a une petite équipe de bénévoles qui m’aident pour la modération et pour la diffusion du site.
Alerti : Avez-vous lancé ou êtes-vous impliqué dans d’autres services en ligne ?
Jens Agerberg : Je suis impliqué dans des projets Internet en Suède, notamment un site d’achat/vente entre particuliers.
Alerti : Quel est votre mode de financement ?
Jens Agerberg : Le projet est autofinancé.
Alerti : Avez-vous un modèle économique ? Si oui, lequel ?
Jens Agerberg : Il n’y a pas encore de modèle économique précis. Le but est de générer un maximum de trafic et d’utilisateurs pour un service qui est à cheval sur deux des marchés les plus chauds sur Internet : le traitement et présentation de l’information, et les paris, la spéculation en ligne.
Alerti : Quelle est votre philosophie pour le design de LesMotsDeLinfo ?
Jens Agerberg : La simplicité et la rapidité dans les actions (inscription, acheter/vendre les mots), ainsi que dans la présentation de l’information (utilisation de tag clouds) ont été les principes de base pour la réalisation du design.
Alerti : Quel est votre hébergeur ?
Jens Agerberg : Le site est hébergé ici en Suède, sur les serveurs d’une société dont j’utilise les services depuis plusieurs années.
Alerti : Quelles technologies utilisez-vous ?
Jens Agerberg : Le site est programmé en PHP, avec une base de donnée MySQL.
Alerti : Proposez-vous une API ? Si oui, quelle application utilisant votre API vous a étonné ?
Jens Agerberg : Il n’y a pas encore d’API disponible. Je suis actuellement en relation avec des portails centrés sur l’actualité qui sont intéressés par la facon dont LesMotsDeLinfo présente l’information issue des médias. Des partenariats seront sans doute prochainement signés avec eux et une API utilisable par tous les programmeurs sera également mise en place.
Alerti : Quelles sont les fonctionnalités les plus demandées par vos membres ?
Jens Agerberg : Pouvoir créér des groupes de joueurs avec un classement et un forum spécifique à chaque groupe, ainsi que des nouvelles fonctions proches de celles utilisées par les sites boursiers pour pouvoir analyser les tendances et choisir quel mot acheter. Ces fonctions sont maintenant en cours de réalisation.
Alerti : Si l’information n’est pas confidentielle, combien de membres avez-vous ? Quel trafic génère les motsdelinfo.com en moyenne par jour ?
Jens Agerberg : Après moins de deux semaines d’activité, le site compte déjà 700 membres.
Alerti : Quel est la répartition géographique de vos membres ?
Jens Agerberg : Des utilisateurs de tous les pays francophones consultent LesMotsDeLinfo, essentiellement la France, mais aussi le Canada et la Belgique.
Alerti : Comment voyez-vous lesmotsdelinfo.com dans 6 mois ? dans 2 ans ?
Jens Agerberg : Dans 6 mois LesMotsDeLinfo sera une communauté bien implantée en France et à l’étranger, rassemblant des dizaines de milliers de membres actifs intéressés par l’actualité. Dans 2 ans le concept aura su évoluer autour d’un modèle économique adéquat.
Alerti : Quels sont vos plus grands challenges pour réussir ?
Jens Agerberg : Le plus grand challenge sera de transformer une bonne idée en un modèle économique prospère, construit dans une structure solide et performante.
Alerti : Quelle est la prochaine étape à franchir pour votre projet?
Jens Agerberg : La prochaine étape est l’internationalisation. La version en langue anglaise est en cours de développement et ca sera un vrai challenge de faire prospérer le modèle à l’étranger.
Alerti : De quoi êtes-vous le plus fier à propos de LesMotsDeLinfo ?
Jens Agerberg : Le feedback des membres me réjouit ! De nombreux joueurs me contactent chaque jour pour m’encourager ou m’apporter des suggestions, ils sont aussi nombreux à suivre l’évolution du projet sur mon blog et à laisser des commentaires.
Alerti : Que pensez-vous du web 2.0 ?
Jens Agerberg : Le web 2.0 m’a apporté une nouvelle perspective sur les projets Internet. J’ai essayé de prendre les meilleurs ingrédients du web 2.0 pour LesMotsDeLinfo : m’appuyer sur un service externe puissant (Yahoo News), réaliser un concept adapté au marketing viral (le système de parrainage) et qui a un fort potentiel buzz.
Alerti : Quels sont les sites que vous visitez quotidiennement ?
Jens Agerberg : Chaque jour je jette un coup d’oeil sur mon portefeuille sur LesMotsDeLinfo, mais malheureusement mes membres sont devenus beaucoup plus performants que moi et je n’arrive pas à les rattraper ! Je joue aussi à Alexadex, la bourse des sites web, c’est un jeu que j’apprécie beaucoup. À part ca je lis beaucoup de blogs technologiques en anglais, francais et suédois, dont les incontournables Techcrunch et Oreilly radar.
Alerti : Quels sont vos services en ligne favoris ?
Jens Agerberg : J’apprécie Technorati pour mes recherches. Je suis aussi un fan du projet de radio personnalisée Pandora, que je peux écouter pendant des heures et des heures…
Alerti : Souhaitez vous ajouter quelque chose de particulier sur votre projet?
Jens Agerberg : j’invite tous les lecteurs d’Alerti à jouer avec LesMotsDeLinfo et à me donner leur avis sur le service, le jeu va beaucoup évoluer ces prochaines semaines en fonction de la demande des utilisateurs.
Encore merci à Jens Agerberg pour ses réponses à nos questions, et bon courage pour LesMotsDeLinfo.
A lire aussi : l’article de Christophe Deschamps, Jouer avec lesmots de l’info (n’est pas sans conséquence)
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2 commentaires 20 March 2006 08:51 Olivier
BlogBar: Interview d’Eric et Samuel
Nous remercions Eric et Samuel, co-fondateurs de BlogBar, d’avoir accepter de faire cette interview par mail le week-end dernier!

Alerti: A quoi sert le service BlogBar?
BlogBar: La blogbar permet à tout à chacun de faire des recherches « internes » au blog qu’il visite ou de pouvoir faire des recherches simultanément sur plusieurs moteurs de recherches et cela d’un simple clic.
Cela rend service aux internautes, et donc aussi au webmaster / bloggeur : il propose un outil utile, et gratuit.
En terme d’installation, Blogbar s’installe par simple copier/coller d’une ligne de code dans votre template de page. Cela prend 10 secondes!
Alerti: Pourquoi avez-vous lancé le service BlogBar?
BlogBar: Au départ, pour notre vie professionnelle comme pour notre vie de bloggeurs, Eric et moi avons tous les deux ressenti le besoin de disposer d’un outil compact, simple à utiliser, et qui nous permettent de faire ce que fait la Blogbar aujourd’hui.
Une fois qu’Eric a réussi à développer la Blogbar, on s’est tout de suite dit qu’on pouvait la partager avec les internautes. On a fait une V1 de la Blogbar, puis une V2, puis une V3, au fur et à mesure que les internautes nous demandaient des évolutions ! On en est pour l’instant à la V3 de la Blogbar, et à la V2 du site !
Alerti: Quand avez-vous lancé le service BlogBar?
BlogBar: En novembre 2005, après un gros mois de boulot !
Alerti: Existe-t-il des services concurrents de BlogBar? Si oui, lesquels ?
BlogBar: Disons qu’en éléments séparés, tous les moteurs de recherche proposent leur barre de recherche spécifique, disponible pour installation.
En parallèle, les navigateurs proposent aussi des “search boxes” intégrés à leurs interfaces. C’est le cas de Safari, c’est le cas de Firefox, et ce sera le cas d’IE7.
Pour l’instant, je crois que nous sommes les seuls à permettre une recherche “simultanée” sur plusieurs outils à la fois… cela permet une certaine richesse de vue : on n’est plus prisonnier de la vision “Google” du monde.
Alerti: Consacrez-vous tout votre temps à BlogBar?
BlogBar: Non, Blogbar est un projet pour occuper nos soirées et nos week-ends ![]()
Alerti: Parlez-nous de votre équipe ?
BlogBar: Blogbar est gérée par 2 personnes :
- Eric, qui travaille en tant que freelance dans le domaine de la création et le développement de sites internet.
- Samuel, qui dans sa vie “hors Blogbar”, tient un blog, et fait du conseil internet pour une agence.
Alerti: Avez-vous lancé ou êtes-vous impliqué dans d’autres services en ligne ?
BlogBar: On travaille tous les deux dans le domaine Internet en tant que réalisateurs de sites, alors on lance des sites toutes les semaines pour nos clients. A titre personnel, nous animons les blogs Netwizz Jungle Blog (Eric), et Moteurs (Samuel).
Alerti: Quel est votre mode de financement ?
BlogBar: Le projet est autofinancé
Alerti: Avez-vous un modèle économique ? Si oui, lequel ?
BlogBar: A ce stade, non.
Alerti: Quelle est votre philosophie pour le design de BlogBar?
BlogBar: On fait ça “au feeling”, on a chacun Photoshop, donc on bidouille dans notre coin et on s’envoie ensuite des maquettes. C’est pour ça qu’on essaye de proposer de nouveaux designs régulièrement… On a même un projet de concours de design, histoire d’attirer des designers étrangers au projet.
Alerti: Quel est votre hébergeur ?
BlogBar: Powweb.com est notre hébergeur. Il correspond à nos besoins, et notamment au niveau de son offre sur la bande passante.
Alerti: Quelles technologies utilisez-vous ?
BlogBar: Nous utilisons une solution PHP + MySQL, et une pincée d’AJAX
Alerti: Proposez-vous une API ?
BlogBar: Non, pas d’API utilisée.
Alerti: Quelles sont les fonctionnalités les plus demandées par vos membres ?
BlogBar: Au départ, c’était la recherche « interne » aux blogs qui nous a été le plus demandée. Maintenant qu’on a réussi à la proposer, les utilisateurs veulent une traduction complète de la Blogbar, et la possibilité d’avoir un design « nouveau » à chaque rechargement de page…
Alerti: Si l’information n’est pas confidentielle, combien de membres avez-vous ? Quel trafic génère BlogBar en moyenne par jour ?
BlogBar: La blogbar est vue en moyenne 25,000 fois par jour, pour environ 200 blogbars installées
Alerti: Quel est la répartition géographique de vos membres ?
BlogBar: Les utilisateurs sont principalement francophones, et hispanophones. On cherche maintenant des relais dans d’autres pays
Alerti: Comment voyez-vous BlogBar dans 6 mois ? Dans 2 ans ?
BlogBar: Internationaux ! Dans 6 mois, le site devrait être complètement traduit dans les langues qui nous posent encore problème aujourd’hui (chinois, hindi, japonais)… Le japonais devrait se faire assez vite, mais si les lecteurs d’Alerti sont capables de traduire du français en hindi, on est preneur ![]()
Alerti: Quels sont vos plus grands challenges pour réussir ?
BlogBar: Ralentir le temps entre 20h et minuit tous les soirs ![]()
Alerti: Quelle est la prochaine étape à franchir pour votre projet?
BlogBar: Internationaliser l’outil
Alerti: De quoi êtes-vous le plus fier à propos de BlogBar?
BlogBar: D’avoir créé un outil utile à tous !
Alerti: Que pensez-vous du web 2.0 ?
BlogBar: C’est une question dont tout le monde a la réponse mais que personne n’arrive à définir
Il suffit de lire le billet de Fred Cavazza pour comprendre qu’il y a plus d’interrogations que de réponses ![]()
Alerti: Quels sont les sites que vous visitez quotidiennement ?
BlogBar: Slower.net, 24 Eyes, Techcrunch et 301 Powered : SEO News
Alerti: Quels sont vos services en ligne favoris ?
BlogBar: BlogBar ![]()
Alerti: Souhaitez-vous ajouter quelque chose de particulier sur votre projet?
BlogBar: Le projet est maintenant lancé. Plus il y aura d’utilisateurs satisfaits, plus nous seront satisfaits
Encore merci à vous deux pour vos réponses à nos questions, et bon courage pour la BlogBar.
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3 commentaires 16 January 2006 23:32 Olivier
Collaborer 2.0 : sommes nous vraiment prêts ?
[ Olivier ] Le web 2.0 se veut collaboratif, et de nombreux services sortis récemment promettent de nous aider à mieux collaborer. Ainsi, des services comme Writely, Webcollaborator, WideWord ou encore le tout récent et prometteur Rallypoint nous permettent de co-rédiger et échanger des documents. Conversate nous permet de discuter plus facilement que par mail sur un sujet donné et d’archiver ces conversations. Slawesome et YackPack nous permettent d’échanger des messages audios. Et bien sur, Basecamp nous permet de mettre de l’ordre dans nos collaborations, en mettant à notre disposition un outil basique de gestion de projets. Mais sommes nous réellement prêt pour ces déferlantes d’outils tous aussi intéressants les uns que les autres?
En France (et probablement ailleurs), il est classique de dire “le savoir, c’est le pouvoir”… Cela fait longtemps que je trouve ce concept dépassé, mais il ne faut pas se voiler la face: c’est un concept extrêmement vivace, voire une véritable politique, dans de nombreuses entreprises… Du coup, la notion de collaboration est toute relative, et tous ces outils auront sûrement du mal à trouver preneur non? Bien sur il reste les particuliers, qui peuvent alors former une “communauté” et utiliser tous ces services à des fins personnelles, mais n’est ce pas illusoire? Mes relations amicales ne sont pas un projet que je gère, et je préfère mille fois discuter avec mes amis autour d’un bon repas plutôt que via le web, quelque soit le service… pas vous? Je me demande donc quelle est la réelle cible de tous ces outils que je trouve tous très intéressants, mais que je n’arrive pas à utiliser dans la vie de tous les jours, malgré tout mes efforts?
De plus, tous ces outils ont un problème majeur: qui dit collaborer dit être plusieurs (belle lapalissade!) mais surtout, dans le cas de ces services, cela veut dire être plusieurs à utiliser le même outil… Mais comment faire pour amener les autres à utiliser le même outil que moi? Pour chaque type de collaboration, chacun va préférer tel ou tel service. Et aucun service ne collabore avec un autre! La plupart des services web actuels réintroduisent la notion de format propriétaire (qui tendait à disparaitre du poste client), mais surtout, et c’est plus grave, ne considèrent pas toujours que l’utilisateur est propriétaire de son contenu… Pour vous en rendre compte, il suffit de faire un test simple: quand vous vous inscrivez à un service, regardez qu’elles sont les possibilités d’exportation de vos données. Quand ce n’est pas inexistant, c’est généralement pas terrible… Un exemple classique de ce problème: tous les services de social bookmarking sont capables d’importer vos favoris depuis votre navigateur ou del.icio.us, mais combien proposent d’exporter l’information que vous avez stockée en ligne vers votre navigateur ou del.icio.us? Pratiquement aucun!
Bref, collaborer entre êtres humains via des services en ligne, c’est clairement l’avenir, mais avant cela, il faudrait peut être que les services en lignes, qui nous vantent les mérites de la collaboration, apprennent à collaborer entre eux non?
[ Patrick ] Je ne partage pas complètement l’avis d’Olivier en ce qui concerne l’utilisation d’un même service en ligne à plusieurs. Au sein d’une organisation (entreprise, association ..), ce n’est pas un problème d’imposer le service à utiliser pour collaborer en interne à usage privé. Il y a d’autres freins psychologiques plus importants dès que l’on parle de logiciel comme un service ( SaaS : Software as a Service). Le premier frein étant tout simplement le fait d’externaliser les données parfois sensibles voire critiques de l’entreprise auprès de jeunes services en ligne en version bêta. Quelle pérennité offrent-ils ? Quel niveau de sécurité garantissent-ils ? Enfin, quelle assurance de confidentialité des données assurent-ils ? Bref, les récents services 2.0 auront de nombreux obstacles à surmonter pour convaincre une clientèle professionnelle. Le meilleur exemple à suivre dans ce domaine me semble être celui de saleforces.com.
Par contre, lorsqu’il s’agit de collaborer publiquement, sur un wiki ou un blog par exemple, leur utilisation se justifie complètement. A condition, comme Olivier l’a très justement fait remarquer, qu’ils offrent la possibilité d’exporter les données publiées et qu’ils soient inter-opérables avec d’autres services (on parle alors d’un service ouvert).
Notons également le cas d’une utilisation temporaire (ou jetable) d’un service en ligne pour la prise de notes comme Jotlive. Ce type de service se prête parfaitement à l’usage, permet d’évangéliser le marché et conquérir de nouveaux utilisateurs.
Pour aller encore plus loin dans la réflexion sur l’intéropérabilité des récents services en ligne 2.0, il s’agit à mon sens d’une question de survie à long terme pour eux. Ne proposant généralement qu’une seule application, ils sont condamnés à terme par rapport à un Office Live … car lorsque l’on parle de productivité de groupe, on ne va pas imposer à chaque collaborateur de souscrire autant de services qu’il y a d’applications (mail, carnet d’adresses, calendrier, to-do list, blog, wiki, espace de partage de documents, word …). L’intégration et l’échange des informations entre applications sont indispensables pour apporter une réelle valeur à l’utilisateur. C’est surtout cela qui devrait motiver les services en ligne à collaborer entre eux et offrir des API. Imaginons un instant que chaque service en ligne se concentre sur une seule application et supposons qu’il le fasse bien (plutot que de vouloir tout faire). L’utilisateur serait gagnant grâce à une identification unique (single sign-on), une interface unique (une simple feuille de style qui pourrait être utilisée d’un service à l’autre) et la possibilité de consommer chaque service comme un “module” de son site ! Bref, que du bonheur …
Si vous avez lancé un service 2.0, je vous invite d’ailleurs à l’indiquer sur l’excellent Wsfinder.
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10 commentaires 12 December 2005 19:27 Olivier
Yoono: interview de Laurent Quérel
Nous remercions Laurent Quérel, co-fondateur (au coté de Pascal Josselin, John Dugdale et Nicolas Lehuen) et directeur technique de Yoono, d’avoir accepter de faire cette interview par email.

Alerti: A quoi sert le service Yoono ?
Yoono: Yoono est service collaboratif de recherche, de partage et d’échange d’informations. Sa particularité est de regrouper des fonctionnalités plus ou moins disponibles sur le web mais de manière éparse. Yoono intègre des fonctions de Social Bookmarking, des fonctions de recherche pour identifier des sites similaires et des experts, un lecteur RSS et un générateur de fils RSS (fonction revue de presse).
Notre approche se distingue des offres concurrentes car nous ne basons pas nos fonctions de Social Bookmarking et notre moteur de recherche sur la notion de tags. Nous utilisons la classification des favoris au niveau structurel pour déterminer les relations de similarité entre les sites. Nous évitons ainsi les problèmes liés aux tags : problèmes de synonymie, d’orthographe et de langue.
Alerti: Pourquoi avez-vous lancé le service Yoono ?
Yoono: Yoono est né du besoin de minimiser mon temps de veille journalière et d’échanger mes découvertes avec mes collaborateurs ou amis. Aujourd’hui les moteurs indexent les sites par mots clés. Cette technique a été parfaitement assimilée par certains, internautes ou sociétés, qui détournent les résultats de recherche à leur profit. Cela brouille les résultats de recherche et ne reflète en rien l’audience réelle d’un site.
Avec Yoono, notre idée a été d’indexer la recherche et la sélection humaines à grande échelle pour obtenir de meilleures performances, notamment sur des thématiques précises. Nous avons cherché à systématiser le bouche à oreille que nous avons tous effectués avec des amis ou des collègues pour trouver des sites fiables sur un domaine particulier.
Les grands moteurs de recherche utilisent des laboratoires (avec des experts) pour mesurer la pertinence de leurs résultats afin de modifier leurs algorithmes. Un mixage de ces deux technologies de recherche serait bien plus pertinent.
Alerti: Quand avez-vous lancé le service Yoono ?
Yoono: Officiellement le service Yoono a été lancé le 16 septembre 2005 après plus d’un an de développement.
Alerti: Existe-t-il des services concurrents de Yoono ? Si oui, lesquels ?
Yoono: Oui nous avons des concurrents et ils sont nombreux mais notre approche reste pour l’instant unique! Nos concurrents sont tous concentrés autour de la notion de “social tagging”. My Web 2.0 (Yahoo), Del.icio.us, Simpy, Furl, Spurl, Blinklist,… proposent des services de tagging web plus ou moins conviviaux. Notre approche se démarque en proposant un service qui ne change pas les habitudes des utilisateurs (réutilisation des favoris du navigateur), qui regroupe plusieurs services en un applicatif convivial, et qui minimise l’impact des différences de nommage des sites, inévitables dans un contexte grand public et international.
Alerti: Consacrez-vous tout votre temps à Yoono ?
Yoono: Oui nous travaillons à temps plein sur le projet.
Alerti: Parlez-nous de votre équipe ?
Yoono: Nous sommes tous des passionnés et avons pour point commun d’aimer relever des challenges. Et pour sortir un produit comme Yoono en France il faut avoir ces deux compétences. Actuellement nous sommes 5 personnes à temps pleins + 1 freelance à mi-temps. Pascal Josselin dirige la société Yoono, c’est un vrai entrepreneur qui n’en est pas à son premier coût d’essais (Stratélite revendu à Fi System, The CRM Company). Au niveau développement, nous sommes 4 ingénieurs dont 3 ont plus de 8 ans d’expériences professionnelles dans le développement web et logiciel (parcours professionnels : Fi System, iomedio, ubicco, The CRM Company).
Alerti: Avez-vous lancé ou êtes-vous impliqué dans d’autres services en ligne ?
Yoono: Certains d’entre nous ont fait parti de la société iomedio, startup financée à hauteur de 10M€, qui opérait en marque blanche des annuaires importants online pour le compte de grands diffuseurs (Les Echos, M6, Club Internet, AutoPlus, Zdnet, etc).
Alerti: Quel est votre mode de financement ?
Yoono: Aujourd’hui le financement est exclusivement interne. Je me suis associé avec 2 serials entrepreneurs qui apportent leurs compétences entreprenariales et financent en grande partie la structure.
Alerti: Que pensez-vous du web 2.0 ?
Yoono: Le web est effectivement à une époque charnière. Les services web 2.0, puisqu’il faut bien les nommer, doivent apporter un plus grand confort d’utilisation, une meilleure intégration avec le poste de travail et des fonctions communautaires exploitant mieux l’intelligence et le travail des internautes. On assiste à un élargissement de l’utilisation du web. Du site web classique, l’internaute va utiliser de plus en plus des applications web (type gmail). D’où le besoin de faire évoluer les technologies web classiques.
Les débats techniques autour du web 2.0 sont loin d’être terminés car aujourd’hui aucune solution n’est réellement parfaite. Les technos web de type AJAX et le retour des clients riches (flash, xul and co, …) pour répondre à ces besoins, apportent pour la plupart un peu plus de convivialité. Elles n’apportent cependant pas pour l’instant toutes les fonctionnalités que l’on peut envisager dans une application C++ ou Delphi (par exemple: base de données embarquée, interface avec les applications bureautiques, etc). Prenons AJAX et XUL qui ont le vent en poupe actuellement, développer avec ces technologies n’est pas toujours de tout repos. Personnellement je militerais pour un XUL+HTML+CSS+Javascript épuré des effroyables RDF, XBL et autres mécanismes de template. XAML me semble aussi très prometteur car simple et mixant les avantages de XUL et de flash mais pour l’instant restreint à l’univers windows, dommage… (NDLR: si vous n’avez rien compris à cette avalanche de termes techniques, direction Wikipedia pour mettre un sens derrière chaque mot, nous sommes trop paresseux pour faire tous les liens ;-))
Alerti: Quelle est votre philosophie pour le design de Yoono ?
Yoono: Toute fonction doit être accessible en 1 clic. Notre meilleur exemple est certainement notre fonction de recherche en 1 clic qui permet à un internaute utilisant notre extension Firefox de découvrir les sites similaires au site qu’il est train de consulter, simplement en cliquant sur un bouton de la toolbar.
L’utilisabilité de nos produits est une de nos préoccupations majeures.
Alerti: Quelles technologies utilisez-vous ?
Yoono: Delphi pour l’application Windows.
XUL/XBEL/Javascript… pour l’extension Firefox.
Java, Base SQL et système d’indexation propriétaire pour la plateforme serveurs.
Alerti: Quelles sont les fonctionnalités les plus demandées par vos membres ?
Yoono: Les fonctions de partage sur des communautés restreintes et une version du client sous Mac et Linux.
Alerti: Proposez-vous une API ? Si oui, quelle application utilisant votre API vous a étonné ?
Yoono: Les API ne sont pas encore publiques, elles devraient l’être en partie à la fin de la phase bêta.
En dehors des API, nous sortons prochainement un jeu de code javascript permettant d’intégrer des listes d’objets Yoono dans les blogs, forums et autres sites web. Un bloggeur pourra ainsi intégrer à son blog la liste de ses dossiers publiés, le contenu de ses revues presse. On pourra aussi intégrer à un article des contenus dynamiques comme le contenu d’un dossier Yoono, le résultat d’une suggestion, etc.
Alerti: Quel est la répartition géographique de vos membres ?
Yoono: Pour l’instant nos utilisateurs sont majoritairement français. Nous avons timidement commencé à élargir nos tests aux autres pays, en particulier les US.
Alerti: Comment voyez-vous Yoono dans 6 mois ? dans 2 ans ?
Yoono: Très prochainement nous pensons pouvoir déployer une version de notre service à destination du grand public. La version bêta, diffusée auprès des internautes experts, nous permet une courbe d’apprentissage indispensable pour définir le meilleur service pour le grand public. Dans 2 ans, nous espérons être un nouveau modèle de services communautaires devenu incontournable au côté des grands moteurs de recherche actuels plus classiques.
Alerti: Quels sont vos plus grands challenges pour réussir ?
Yoono: Nous sommes de plus en plus assaillis d’infos tous les jours, et ce sera encore plus vrai avec la généralisation des fils d’information, comme en témoigne l’intégration des readers RSS dans les futurs browsers. Pour pouvoir traiter toute cette information, de nouveaux outils, plus intégrés et plus ergonomiques vont voir le jour. Yoono est un service précurseur en ce sens. Imposer cette vision est certainement notre plus grand challenge.
Alerti: Que faut-il pour passer à la prochaine étape de votre projet ?
Yoono: Avoir un bon relais aux US.
Alerti: Avez-vous un modèle économique ? Si oui, lequel ?
Yoono: Le même business model que les moteurs de recherche : principalement basé sur les liens sponsorisés qui seront intégrés contextuellement aux résultats de recherche et dans les résultats de veille. Nous testons actuellement un business model complémentaire basé sur la fourniture de notre plateforme serveur en mode ASP ou sous forme de licence à destination des grands comptes.
Alerti: Si l’information n’est pas confidentielle, combien de membres avez-vous ? Quel trafic génère Yoono en moyenne par jour ?
Yoono: Nous avons ciblé dans un premier temps les experts du web en France. En 2 mois plusieurs milliers d’utilisateurs ont déjà téléchargé l’application. Ce qui nous semble déjà très encourageant…
Alerti: Quel est votre hébergeur ?
Yoono: Nous sommes hébergés par la société BCS Technologie que nous connaissons bien et en qui nous avons confiance. Nous la savons capable de nous suivre dans notre montée en charge.
Alerti: De quoi êtes-vous le plus fier à propos de Yoono ?
Yoono: Du concept initial, puis probablement du design et de l’ergonomie de l’application windows.
Alerti: Quels sont les sites que vous visitez quotidiennement ?
Yoono: Encore beaucoup trop, même si j’ai pu réduire mon temps de veille à 1 heure par jour depuis que Yoono est fonctionnel. Je visite de moins en moins de sites et je lis de plus en plus de fils RSS. Je pense que c’est une tendance qui va se généraliser. Les sites que je visite actuellement le plus souvent sont les sites de certains bloggeurs passionnants comme celui de Joel Spolsky et autres blogs dédiés à la veille et aux moteurs de recherche.
A ce propos, nous avons encore quelques innovations techniques et ergonomiques à apporter dans le traitement des fils d’informations RSS sur le client Yoono, qui devrait réduire significativement cette consommation de temps journalière.
Alerti: Quels sont vos services en ligne favoris ?
Yoono: classiquement Gmail, Amazon, Google et Yahoo. Petit bémol sur Google que je trouve de moins en moins pertinent face à yahoo. Son mécanisme de bac à sable bloque aussi bien les bons et les mauvais sites ce qui est particulièrement pénible pour les sites et les internautes.
Alerti: Souhaitez vous dire quelque chose de particulier sur votre projet à nos lecteurs ?
Yoono: Le web ira de plus en plus vers des services communautaires comme en témoigne l’effervescence actuelle autour des services de blog, de tagging et autre Web 2.0 … La génération actuelle des moteurs de recherche a permis de traiter mécaniquement de très grandes quantités d’informations. La nouvelle génération de moteurs devra prendre la dimension humaine en compte. Pas uniquement en intégrant des systèmes de personnalisation des recherches comme commence à le faire certains moteurs, mais aussi en utilisant les capacités humaines de tri et de sélection pour améliorer les résultats de recherche. Aujourd’hui c’est une réalité avec Yoono, nous indexons les sites qui ont retenu l’attention des internautes et les classements correspondants.
Encore merci à Laurent Quérel pour toutes ces précisions.
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7 commentaires 6 December 2005 13:09 Olivier
Gootza: interview de Daniel Gergès
Nous remercions Daniel Gergès, fondateur de Gootza, pour cette interview par mail réalisée le 5 décembre 2005.

Alerti: A quoi sert le service Gootza ?
Gootza: Le but de Gootza est de permettre à des gens de découvrir les services recommandés par leur réseau d’amis. On connaît tous un bon plombier ou une baby-sitter qu’on apprécie ou une location de vacances géniale. Gootza est un service Internet simple et gratuit qui permet d’échanger ses bons plans et ses bonnes adresses (garde d’enfant, plombier, restaurants, hôtels…) avec ses amis.
Une fois inscrit, l’utilisateur saisit ses recommandations en remplissant un formulaire très simple et en indiquant pourquoi il apprécie le service qu’il recommande. Ensuite, Gootza propose un moyen simple pour diffuser ses recommandations à son réseau d’amis via un système d’invitations par mail.
Derrière il y a une modération à posteriori pour éviter les phénomènes de spam ou les recommandations un peu douteuses.
Alerti: Pourquoi avez-vous lancé le service Gootza ?
Gootza: Avec Gootza, je cherche à développer l’idée qu’il est possible de faire évoluer le modèle du commerce de services traditionnel vers un modèle où la recommandation et le bouche à oreille jouent un rôle aussi (voire même plus) important que la publicité de masse dans la presse et les médias. Je trouve cette idée passionnante…
Alerti: Quand avez-vous lancé le service Gootza ?
Gootza: Je travaille sur le service depuis mars 2005, le site est en béta test depuis le 15 septembre 2005 et la prochaine version sortira le 15 décembre 2005 avec plusieurs nouvelles fonctionnalités, notamment la possibilité de poster des recommandations depuis un blog.
Alerti: Existe-t-il des services concurrents de Gootza ? Si oui, lesquels ?
Gootza: Aux Etats-Unis il y a tout un tas de services similaires qui m’inspirent comme Judy’s book que j’aime bien, mais aussi Yelp, Insider Pages, ou même Riffs, sur un modèle un peu différent. Le fait que la plupart de ces services aient été bien financés leur donne plus de moyens que ce que je peux investir dans Gootza mais je reste convaincu qu’en faisant des choix intelligents je peux prendre une position intéressante en France.
En France, je ne connais pas de service concurrent, mais je sais que c’est un domaine qui excite pas mal de monde, donc je n’ai sûrement pas bien cherché. Le service duquel je me sens le plus proche en France est Zlio, qui est plus orienté produits et qui repose sur un véritable modèle d’affiliation alors que Gootza est plus adapté pour recommander des services locaux (garde d’enfants, locations, ménages, artisans, restaurants, loisirs…)
Alerti: Consacrez-vous tout votre temps à Gootza ?
Gootza: Non et c’est même le contraire. En fait, je développe Gootza comme un hobby. Je travaille sur Gootza une ou deux heures tous les soirs après le boulot et un peu plus le week-end … au grand désespoir de ma femme ![]()
Alerti: Parlez-nous de votre équipe ?
Gootza: Pour l’instant je suis seul. Mais cela va changer dans les prochains mois. J’en profite pour dire que je recherche actuellement un développeur PHP/Ajax/MySQL qui souhaiterait s’associer avec moi sur ce projet.
Alerti: Avez-vous lancé ou êtes-vous impliqué dans d’autres services en ligne ?
Gootza: J’ai participé au lancement du plusieurs services en ligne dont une plate-forme de blogging mobile qu’Air2web revend en marque blanche à des opérateurs. Mais Gootza est vraiment ma première expérience en terme de services pur Web.
Alerti: Quel est votre mode de financement ?
Gootza: Pour l’instant je finance les développements et je pense que cela restera le cas le cas au moins jusqu’à ce que je prouve la viabilité du service. Ensuite, si la stratégie nécessite un financement externe, on verra… la meilleure solution serait de n’en avoir jamais besoin ![]()
Alerti: Que pensez-vous du web 2.0 ?
Gootza: Quand j’ai découvert Internet en 1995, j’étais fasciné par la facilité avec laquelle je pouvais accéder à de l’information. Aujourd’hui je suis scotché par le fait qu’avec 100 € par mois, je peux créer un journal en ligne (blog), une petite chaîne de radio (podcast) ou de télé (vidéo-blog), et raconter ce que je veux. Il ne faut pas être devin pour se dire que le rapport de force entre industrie et consommateur va forcément évoluer grâce à ces nouveaux outils, mais cela prendra nécessairement un peu de temps.
Alerti: Quelle est votre philosophie pour le design de Gootza ?
Gootza: Faire simple, mettre les choses rapidement en ligne, itérer en écoutant les utilisateurs le plus possible.
Alerti: Quelles technologies utilisez-vous ?
Gootza: Le site a une architecture classique de type PHP/MySQL. Le RSS apparaîtra dans une des prochaines versions, il y aura aussi sûrement un peu d’Ajax bientôt pour certaines fonctionnalités un peu délicates à implémenter en pur HTML.
Alerti: Quelles sont les fonctionnalités les plus demandées par vos membres ?
Gootza: En tête des demandes on trouve :
- les commentaires,
- la possibilité de noter les recommandations des autres,
- la possibilité de poser des questions à son réseau d’ami (par exemple, “je cherche une baby-sitter”),
- les recommandations négatives.
Ces fonctionnalités seront introduites dans le service en tout début d’année prochaine.
Alerti: Proposez-vous une API ? Si oui, quelle application utilisant votre API vous a étonné ?
Gootza: Pas encore mais je réfléchis à proposer un système permettant à des city-guide locaux, des blogs ou d’autres annuaires d’intégrer les recommandations Gootza sur leur site.
Alerti: Quel est la répartition géographique de vos membres ?
Gootza: 100% française car je me concentre uniquement sur le marché français par contre on me demande beaucoup d’autoriser les recommandations dans d’autres pays, pour tout ce qui touche au tourisme (hôtels, auberges, etc).
Alerti: Comment voyez-vous Gootza dans 6 mois ? dans 2 ans ?
Gootza: Mon premier objectif est de créer un service que les utilisateurs prennent plaisir à utiliser, ce qui est de plus en plus le cas d’après ce que je constate. Au delà, je suis très prudent. Je ne me fixe pas d’objectifs en termes de trafic ou de nombre d’utilisateurs ou même de rentabilité, car je suis encore en phase de validation de l’intérêt que peuvent avoir les gens pour ce type de service…
Alerti: Quels sont vos plus grands challenges pour réussir ?
Gootza: Rentrer une recommandation est un investissement important de la part des utilisateurs. Il faut absolument que je trouve une formule qui récompense d’une manière ou d’une autre l’utilisateur afin d’amorcer un cercle vertueux.
Alerti: Que faut-il pour passer à la prochaine étape de votre projet ?
Gootza: Des utilisateurs contents et qui en redemandent ![]()
Alerti: Avez-vous un modèle économique ? Si oui, lequel ?
Gootza: Le site doit être gratuit pour les utilisateurs. Je ne suis pas très fan de l’affiliation car cela biaise l’idée de départ qui est de recommander des services qu’on apprécie. J’imagine cependant un modèle où les utilisateurs recevraient une partie des revenus générés par de la publicité locale, mais encore une fois, ma priorité est de construire un service que les utilisateurs prennent plaisir à utiliser et que la mayonnaise prenne.
Alerti: Si l’information n’est pas confidentielle, combien de membres avez-vous ? Quel trafic génère Gootza en moyenne par jour ?
Gootza: Un peu plus d’une centaine de contributeurs dont plus de la moitié actifs et environ 5000 pages vues sur novembre 2005, avec une bonne croissance d’un mois sur l’autre. Le point qui me satisfait beaucoup est que même sans aucune publicité, des utilisateurs arrivent sur le site depuis google (”un bon dentiste paris”) et que ce nombre croit d’environ 10% par semaine.
Alerti: Quel est votre hébergeur ?
Gootza: OVH pour l’instant.
Alerti: De quoi êtes-vous le plus fier à propos de Gootza ?
Gootza: Du moteur d’agrégation qui scanne les blogs des utilisateurs et qui détecte automatiquement les articles qui sont des recommandations. J’ai réussi à mettre ça en place sans une ligne de code :-).
Les retours des premiers utilisateurs m’ont fait très plaisir même ceux qui étaient un peu durs ![]()
Alerti: Comment décririez-vous ce qui se passe aujourd’hui sur le web pour les générations futures ?
Gootza: Le truc que je me dis toujours, c’est qu’aujourd’hui, l’Internet a changé nos habitudes consommation mais pas encore notre vie au sens où les systèmes économique et politique reposent encore sur un modèle qui date de la fin du XVIIIème siècle… Il est fort probable que les nouvelles possibilités de communication et d’expression offertes par Internet fassent voler ces modèles en éclat. Toute la question est de savoir quand…
Alerti: Quels sont les sites que vous visitez quotidiennement ?
Gootza: Je passe quasiment tout mon temps de lecture sur Bloglines, mon agrégateur RSS. En ce moment, mon blog préféré est TechCrunch et j’adore les interviews vidéo de Rodrigo Sepulveda.
Alerti: Quels sont vos services en ligne favoris ?
Gootza: Oulala je ne vais pas être trop original :
- Basecamp pour la gestion de projet,
- GMail pour le mail,
- Bloglines pour la lecture de blogs,
- Flickr pour le partage d’images,
Alerti: Souhaitez-vous dire quelque chose de particulier sur votre projet?
Gootza: Oui… Gootza est ouvert sur l’ensemble de la France, et il y a pour l’instant très peu de recommandations et d’utilisateurs sur Paris ;-)… A bon(s) entendeur(s)!
Alerti: Souhaitez-vous dire quelque chose de spécifique à nos lecteurs?
Gootza: Que j’attends leurs avis et questions dans les commentaires de cette note.
Merci encore à Daniel Gergès pour toutes ces précisions.
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3 commentaires 5 December 2005 19:42 Olivier
Google devrait se méfier …
[ Patrick ] Google lance jour après jour des nouveaux services en ligne gratuits, basés uniquement sur de la publicité. Alors qu’il démontre que son modèle économique est viable, je me demande si ce n’est pas aussi son point faible.
En effet, le modèle économique de Google s’avère être magique : en tant que leader incontesté de la recherche, il lui suffit de lancer un nouveau service en ligne pour engranger des revenus publicitaires supplémentaires qui lui permettront de financer le développement de nouveaux services, eux-mêmes source de nouveaux revenus publicitaires … et ainsi de suite. Google est ainsi devenu la plus grande régie publicitaire en ligne du monde. Il suffit d’ailleurs d’analyser la structure de leur chiffre d’affaires pour en être convaincu :
- 99 % de leurs revenus proviennent de la publicité,
- leur marge brute est de plus de 60%,
- plus de 40 % de leurs revenus proviennent de la publicité réalisée sur d’autres sites que ceux de Google.
Rappelons que ce n’est qu’au lancement des “Adwords” en 2001, que Google trouve réellement son modèle économique. Presque par hasard, Google introduit les liens sponsorisés exclusivement au “pay per clic” sur son moteur de recherche en copiant le concept d’Overture. Yahoo qui rachète Overture intente alors un procès à Google. En 2004, juste avant son introduction en bourse, Google cède à Yahoo 2,7 millions d’actions (valorisés à 250 millions de $) pour clôturer le litige.
Finalement, l’innovation, voire le génie (peut-être sans le savoir) de Google réside dans le programme Adsense qui a permis d’élargir le concept aux autres sites. Cela représente aujourd’hui plus de 40 % de leurs revenus et leur a permis de faire plus de 100% de croissance en 2005 par rapport à 2004. Et c’est en cela que j’affirme que Google est une régie publicitaire avant tout, conforté par le fait que Google vend également de la publicité pour les magazines off-line via la régie “Google Publications” depuis septembre 2005.
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Mais voilà que Google fait des émules ! Ce mois-ci, Bill Gates et Ray Ozzie, le nouveau directeur technique de Microsoft, ex-fondateur de Groove, viennent de publier un mémo historique: Microsoft 2.0. Ils déclarent que Microsoft se trouve à une étape charnière de son développement et qu’ils envisagent de proposer gratuitement des logiciels sous forme de services en ligne financés par de la publicité. C’est donc autour de Windows Live et Office Live que se jouera une partie de leur avenir …
Pour le 1er éditeur mondial de logiciels qu’est Microsoft, la mise à disposition d’applications en ligne financées par de la publicité s’inscrit naturellement dans sa stratégie. Que Bill Gates et Ray Ozzie l’annoncent, certes avec un peu retard, est cohérent. Et ils ont les moyens de leurs ambitions pour s’imposer sur ce marché ! … Imaginons la puissance des services en ligne tels qu’Hotmail, Messenger et les futurs à venir synchronisés avec votre système d’exploitation ou vos logiciels de bureautique. Word, Excel en ligne… Voilà ce que nous prépare Microsoft. Gratuit pour tous. Avec de la pub. Microsoft s’inspire donc du succès de Google et l’adapte à sa stratégie. D’ailleurs, Microsoft a annoncé récemment le lancement de sa propre régie publicitaire en ligne avec MSN Adcenter.
Google n’est pas seulement dans le collimateur de Microsoft. Même si Google gère aujourd’hui 40 % des dépenses mondiales de la publicité en ligne, Yahoo n’en est pas moins son premier rival dans ce secteur. Overture est devenu « Yahoo! Search Marketing » aux Etats-Unis en mars 2005, pour les offres de liens sponsorisés et de soumission payante, proposant un guichet unique de solutions de Search Marketing. Puis Yahoo a étendu son service aux éditeurs de contenu pour concurrencer Adsense. Yahoo a le modèle économique le plus proche de Google. Bien que ses revenus ne proviennent pas uniquement de la publicité mais également de la vente de services “premiums” tel que Yahoo mail. Tandis que les services en ligne lancés par Google sont 100% gratuits et ne possèdent pas encore de version “premium” payante.
Pour toutes ses raisons, et contrairement à beaucoup d’autres, je ne vois pas en Google le challenger de Microsoft. Au contraire, Yahoo et Microsoft viennent justement marcher sur les plates-bandes de Google. Alors que le modèle économique de Google ne repose que sur la publicité, ils se préparent à lui prendre une part de son gâteau.
Alors, à votre avis, de qui Google devrait se méfier le plus ? Microsoft ou Yahoo ?
[ Olivier ] Pour une fois, Patrick et moi sommes au diapason. Google commence à énerver par sa réussite insolente, et forcément attire les convoitises. Cependant, Google a bien peu de chance de se relever si jamais un géant tel que Microsoft décide de s’énerver. Jusqu’à présent, Microsoft a toujours regardé avec amusement Google, un peu comme un père regarde jouer son fils dans le bac à sable. Mais les rumeurs persistantes d’un système d’exploitation Google, ou encore, suite à l’alliance avec Sun, les rumeurs concernant le développement d’une suite bureautique en ligne, apparemment, cela énerve Microsoft: après tout, nous savons tous qu’il n’y a pas de fumée sans feu non? Google devrait se méfier, car il a mis les pieds dans le plat!
Et si Microsoft sort de sa torpeur qu’est ce que cela peut donner? Microsoft a de nombreuses fois démontré qu’il est capable d’abattre un concurrent, avec une arme extrêmement basique mais tellement puissante: le cash. Microsoft dispose de montagnes d’argent (même l’oncle Picsou n’a jamais imaginé de telles montagnes :-)), et peut donc se permettre de lancer pratiquement n’importe quel service à un prix défiant toute concurrence: entièrement gratuit! C’est ce qu’il a fait avec Internet Explorer (au détriment de Netscape Explorer), avec Windows Media Player (au détriment de Real Networks), et c’est ce qu’il s’apprête à faire au niveau des systèmes d’antivirus/antispyware (au détriment de Symantec?). C’est une stratégie que Microsoft connaît bien et qui a déjà fait ses preuves.
Et si demain, Microsoft appliquait le même type de stratégie, mais cette fois ci dans le monde du service en ligne: qu’est ce qui empêche Microsoft de lancer de nouveaux services en ligne, entièrement gratuit en version de base, et surtout, SANS aucune publicité (et en misant par exemple sur des services premiums pour couvrir le coût du gratuit)? Ou encore de brader sa régie publicitaire, juste pour acquérir des part de marché et juste le temps que Google périclite? Ou alors, pourquoi demain Microsoft ne lancerait il pas une OPA sur Google? Cela peut sembler de la science fiction, et en tant qu’utilisateur des services Google, de tels scénarios, aboutissant au déclin de Google, me déplairait, mais matériellement, rien n’empêche une telle guerre de démarrer… Google devrait se méfier, car le coin de la rue est devenu hostile!
De plus, certains commencent à voir en Google un nouveau Big Brother. Or jusqu’à présent, Google disposait d’un énorme capital sympathie, principalement parce qu’il se posait en tant qu’alternative à Microsoft… Un peu comme Apple (mais dans une moindre mesure), Google pouvait compter sur une cohorte de fervents admirateurs pour faire sa promotion. Mais ces derniers temps, la blogosphère est de plus en plus critique. Or si ce capital sympathie de la communauté Internet vient à s’effriter, alors la chute peut être rapide. N’oublions pas que l’internaute est volage: un clic et je suis ailleurs… Un clic et hop, je n’utilise plus GMail mais Hotmail. Un clic et hop, je n’utilise plus Google Search mais MSN Search… Tout se passe en un clic… Google devrait se méfier, car la rue est devenue glissante!
Enfin, Google commence à faire des erreurs. Le lancement de Google Reader à générer immédiatement un tollé: trop lent, trop buggé… Et le lancement de Google Analytics n’est pas mieux: trop lent, en panne des le premier jour… L’excuse que donne Google à chaque fois: nous n’avions pas prévu un tel succès… Cet excuse est risible: Google ne peut pas ignorer que depuis le lancement de GMail, chaque nouveau service qu’il créé entraîne un afflux de personnes. On peut donc se poser une question légitime: est ce que la plateforme d’hébergement de Google n’atteindrait pas ses limites? Seul l’avenir nous le dira… Mais ce qui est sur, c’est que Google devrait se méfier, car le coin de la rue pourrait vite devenir plus attrayant!
Alors il est possible que Google se dise “je peux être David contre Goliath”, mais il ne faudrait pas oublier que cette histoire n’est qu’un mythe pour donner confiance aux enfants… Google n’est plus en enfant, et Microsoft n’est pas un enfant de choeur! Quant à Yahoo, caché dans l’ombre, il pourrait être le gagnant d’une lutte entre Google et Microsoft, en s’imposant comme LA nouvelle alternative… Ceci étant dit, que le meilleur gagne ![]()
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6 commentaires 29 November 2005 23:57 Olivier
Zlio : Interview de Jérémie Berrebi
Nous souhaitions ardemment lancer une rubrique Interview sur Alerti. C’est maintenant chose faite, grace à Jérémie Berrebi, fondateur de Zlio, qui a accepté d’essuyer les platres en répondant à notre interview par mail le week-end dernier.

Alerti: A quoi sert le service Zlio ?
Zlio: Zlio permet à n’importe quel internaute de devenir prescripteur de produits et de services sur Internet et d’être rémunéré en conséquence. Concrètement, l’utilisateur sélectionne ses produits favoris, un modèle de page (template) et nous lui générons un Zlio, un mélange de blog et de boutique en ligne (vous pouvez consulter par exemple mon Zlio).
L’utilisateur peut ensuite faire la promotion de son Zlio en invitant ses amis , en rajoutant l’adresse de son Zlio dans ses emails ou en intégrant une Zliozone (service qui sera dispo dans quelques jours ) comprenant les produits de son Zlio sur son site Web ou son blog.
Chaque membre sera ensuite rémunéré à chaque vente généré par ses visiteurs.
Alerti: Pourquoi avez-vous lancé le service Zlio ?
Zlio: Notre but est de lancer une vaste réseau de prescripteur de produits sur Internet. Après avoir cédé Net2one il y a 2 ans (service dépendant des éditeurs de contenus), j’ai voulu, avec mes associés David Levy et Jean Guetta, m’attaquer au fabuleux marché du Ecommerce.
Alerti: Quand avez-vous lancé le service Zlio ?
Zlio: Le service a été lancé le jeudi 17 novembre à 1h du matin ![]()
Alerti: Existe-t-il des services concurrents de Zlio ? Si oui, lesquels ?
Zlio: Directement non ! Maintenant, il est évident que le nouveau service de Yahoo Shopping, Shoposphere s’en rapproche. Notre positionnement est toutefois différent. Nous voulons véritablement que chaque Zlio soit un site appartenant à son utilisateur comme peut l’être un blog. Nous allons lui donner tous les outils possibles pour l’animer (Podcast, Videoblog, Newsletters)…La stratégie de Yahoo a l’air différente, leur but étant de faire partager des listes entre personnes ne se connaissant pas. De plus Yahoo ne reverse encore rien à ses membres.
Alerti: Consacrez-vous tout votre temps à Zlio ?
Zlio: Il m’arrive de dormir…de m’occuper de ma femme et de mes 3 enfants…et je passe plusieurs heures par jour à étudier le Talmud.
Alerti: Parlez-nous de votre équipe ?
Nous sommes 3: David Levy, Jean Guetta et moi même. L’équipe est complétée par un grand nombre de freelances qui travaillent sur des parties du projet.
Alerti: Avez-vous lancé ou êtes-vous impliqué dans d’autres services en ligne ?
Zlio: J’ai effectivement lancé Net2one.com, le 1er moteur de recherche sur l’actualité mondiale que j’ai cédé en 2004 au groupe Presse Plus racheté depuis par TNS Secodip. J’ai participé au lancement d’un très grands nombres de forums sur Compuserve de 1994 à 1997 notamment pour la chaine américaine CNN, pour le magazine PC Direct, le Tour de France etc… J’ai aussi travaillé pendant 1 an chez ZDNet France de 96 à 97 en tant que Rédacteur/Chef de projet Online.
Alerti: Quel est votre mode de financement ?
Zlio: Le service est 100% autofinancé. Les actionnaires ont les moyens de le financer directement ainsi que sa version américaine. Toutefois, nous avons été contacté par un grand nombre d’entrepreneurs et acteurs du Net qui désirent entrer dans le capital de la structure. Nous nous déciderons courant décembre.
Alerti: Que pensez-vous du web 2.0 ?
Zlio: Je parle toujours d’Internet 2.0…le Web n’en est qu’une partie.
Nous sommes dans une ère où les internautes prennent le pouvoir. Ils ne sont plus consommateurs de services mais “ConsommActeurs”: je donne autant que je reçois… C’est ça véritablement Internet. Lorsque j’ai connu Internet en 94 via Compuserve, c’était l’état d’esprit: nous (quelques milliers) étions très actifs sur des forums de discussions, publions des avis, des fichiers…
Avec l’arrivée du grand public sur le Net, à qui toutes les entreprises ont promis tout gratuitement en 99, c’était terminé. Les forums se sont vidés ou ont été pollués par des “preneurs”, des internautes qui ne faisait que demander mais qui ne participaient pas à l’animation du réseau.
L’esprit “donneur” de l’internaute est de retour aujourd’hui…! et nous allons donc pouvoir en profiter pour créer de nouveaux services reposant sur cet état d’esprit !
Alerti: Quelle est votre philosophie pour le design de Zlio ?
Zlio: Euh….le feeling ?
Alerti: Quelles technologies utilisez-vous ?
Zlio:
- Base de données sous PostgreSQL
- Serveurs Web Fedora/ Apache Load balancés
- Langage PHP/Javascript/Ajax/Python
Alerti: Quelles sont les fonctionnalités les plus demandées par vos membres ?
Zlio: Les membres veulent le maximum de liberté pour paramétrer leur Zlio. Nous allons leur offrir ce qu’ils souhaitent !
Alerti: Proposez-vous une API ? Si oui, quelle application utilisant votre API vous a étonné ?
Zlio: L’API sera bientôt disponible!
En attendant, nous sortons dans quelques jours le service Zliozone permettant d’intégrer ses produits favoris au sein de son site Web. Nous pensons que ce service va être adoré par la communauté des bloggeurs. Ca changera des seuls liens Amazon…
Alerti: Quel est la répartition géographique de vos membres ?
Zlio: Trop tôt pour en parler mais 90% en France.
Alerti: Comment voyez-vous Zlio dans 6 mois ? dans 2 ans ?
Zlio: Zlio dans 6 mois, ça sera, des milliers de Zlios, des milliers de ventes générées, une couverture internationale. Dans 2 ans…Je n’oserais rien dire…On sera soit dans le cimetière des bonnes idées qui n’ont pas décolées, soit des bonnes idées que tout le monde connait ![]()
Alerti: Quels sont vos plus grands challenges pour réussir ?
Zlio: Réussir à rendre le terme Zlio générique… Entendre des gens dire : “Tu me files l’adresse de ton Zlio ?” ![]()
Alerti: Que faut-il pour passer à la prochaine étape de votre projet ?
Zlio: Améliorer l’ergonomie du service, la lisibilité de la page d’accueil et lancer le services dans d’autres pays.
Alerti: Avez-vous un modèle économique ? Si oui, lequel ?
Zlio: Nous avons un véritable modèle très simple. Les marchands nous rémunérent sur les ventes que nos membres leur générent et nous reversons la majeure partie de cette rémunération aux membres.
Alerti: Si l’information n’est pas confidentielle, combien de membres avez-vous ? Quel trafic génère Zlio en moyenne par jour ?
Zlio: Nous avons dépassé les 500 zlios créés après quelques jours de lancement…
Mais notre plan de communication n’a démarré qu’aujourd’hui (voir la page d’accueil de Free.fr par exemple).
Alerti: Quel est votre hébergeur ?
Zlio: IWeb Technologies, une société canadienne.
Alerti: De quoi êtes-vous le plus fier à propos de Zlio ?
Zlio: Le retour chaleureux des médias et des bloggueurs sur le produit… mais nous ne sommes qu’aux premières heures après le lancement.
Alerti: Quels sont les sites que vous visitez quotidiennement ?
Zlio: Mon aggrégateur RSS (Google Reader), incluant cinquante flux environ (dont Alerti:-))… Je visite ensuite les sites que j’ai découvert via les flux RSS ainsi que les nouveaux Zlios créés par nos membres.
Alerti: Quels sont vos services en ligne favoris ?
Zlio: Je suis fan en général des produits Google: Gmail, Blogger, Google Groups et surtout Google Earth ![]()
Alerti: Souhaitez vous dire quelque chose de particulier sur votre projet à nos lecteurs ?
Zlio: J’attends avec impatience que les Alertiens créent leur Zlio:-)
Nous remercions chaleureusement Jérémie Berrebi, fondateur de Zlio, pour cette interview.
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5 commentaires 29 November 2005 11:30 Olivier


